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L'Usine de l'Energie

Urgent : Areva cherche actionnaire pour relation sérieuse et durable (plaisantins s'abstenir)

Ludovic Dupin , , ,

Publié le

Analyse L’annonce, ce jeudi 7 mai, de 3000 à 4000 suppressions de postes en France chez Areva, ouvre le troisième grand chantier chez l’ingénieriste nucléaire, après le rapprochement avec EDF et l’ouverture du capital aux Chinois. L’Etat actionnaire doit aller plus vite. L’image de la société est abimée et le monde nucléaire avance sans elle.

Urgent : Areva cherche actionnaire pour relation sérieuse et durable (plaisantins s'abstenir) © D.R.

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Trop, c’est trop ! Combien de coups pourra encore encaisser Areva ? Depuis plus d’un an et le premier avertissement sur les résultats du groupe, le géant de l’atome va de Charybde en Scyllla. Le groupe menace de sombrer et son capitaine, l’Etat, qui détient 87% du capital, tarde à mettre la main sur la barre. Chaque jour qui passe, l’image d’Areva s’abîme un peu plus au point que de vraies questions se posent désormais sur sa capacité à délivrer ses projets. La révélation de malfaçons sur la cuve de l’EPR de Flamanville (Manche) remet en cause le savoir-faire de l’usine de Châlons-sur-Saône (Saône-et-Loire), dont la production a équipé l’essentiel du parc nucléaire français. Sans compter, l’ouverture d’une enquête de l’Autorité des marchés financiers (AMF) sur de possibles irrégularités comptables...

Ajustement tardif au post-Fukushima

Deux mois après l’annonce d’un grand plan d’économies d’un milliard d’euros pour redresser les comptes, Areva vient seulement d’ouvrir, le 7 mai, le plus difficile de ses chantiers : la négociation avec les partenaires sociaux. Pompeusement appelé "contrat triennal de transition pour l’investissement humain et la sauvegarde économique du groupe", ce plan se traduirait par le départ de 3000 à 4000 salariés sur un total de 30 000 en France (6000 départs à l’échelle mondiale). L’enjeu est "une réduction de ses frais de personnel de l’ordre de 15% en France et de 18% au total au niveau mondial", explique Areva dans un communiqué. L’état se dit bien sûr attentif. Il appelle à un dialogue social exemplaire et veut que l’ensemble des réductions des coûts de fonctionnement ne reposent pas sur les salariés. Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, rencontrera les syndicats le 22 mai prochain.

Consolider ou casser le modèle intégré

Le personnel d’Areva fera-t-il seul les frais des errements de la direction du groupe qui a trop tardé à s’adapter au contexte post-Fukushima ? Le rapprochement des activités de construction de réacteurs avec EDF sera-t-il mené à bien ? Quid de l’entrée au capital de trois électriciens chinois ? Si l’Etat veut sauver Areva, que ce soit en le consolidant ou en cassant son modèle intégré, il n’y a plus de temps à perdre. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités et dire maintenant ce qu’il veut faire de ce fleuron en lui donnant un cap clair et de la visibilité.

Ludovic Dupin

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