Uranium de retraitement : Greenpeace bloque les convois

L’ONG de défense l’environnement a retardé l’arrivée d’uranium naturel et d’uranium de retraitement sur le port de Cherbourg, destiné à être envoyé en Russie.

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Uranium de retraitement : Greenpeace bloque les convois

L’uranium a finalement pu embarquer à Cherbourg pour la Russie. Mais avant que la cargaison n'arrive au navire, plusieurs militants antinucléaires de Greenpeace ont bloqué par trois fois le convoi ferroviaire affrété par Areva depuis Pierrelatte, dans la Drôme. Objet du convoi : 480 tonnes d'uranium appauvri et 170 tonnes d'uranium naturel destinés à être livrés par cargo à Saint-Petersbourg (Russie), puis acheminés vers le centre de traitement de Tomsk ou de Seversk en Sibérie.

Incriminé par Greenpeace, le décalage entre le volume de déchets expédiés par Areva en Russie, et celui de l'uranium expédié de Russie aux différentes centrales françaises. En cause, le laps de temps durant lequel les matières sont stockées en Russie. Tandis qu’Areva estime que les matières convoyées appartiennent au processus de recylcage du combustible, les matières étant temporairement stockées en attendant de pouvoir disposer de la filière de recyclage complète, Greenpeace souligne que les fûts exportés ne sont pas tous recyclés dans l’immédiat, et que les matières « stockées » sont en réalité abandonnés en Russie.

Pour étayer ses accusations, l’ONG cite un récent rapport diffusé par le Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire (HCTISN) selon lequel depuis 2006, 32.200 tonnes d'uranium ont été exportées vers la Russie (dont 23.540 tonnes d'uranium appauvri) alors que seulement 3.090 tonnes ont été réexpédiées en France, dont seulement 310 vers l'usine de fabrication de combustibles nucléaires de Romans-sur-Isère (Drôme). Le HCTISN a été chargé en octobre 2009 d'enquêter sur « les échanges internationaux liés au retraitement de l'uranium » et doit rendre son avis dans les prochaines semaines

Lire aussi :
L’Uranium de retraitement soumis à la question parlementaire, le 05 novembre 2009

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