Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine de l'Energie

UraMin, l’épine dans le pied d’Anne Lauvergeon

Astrid Gouzik , ,

Publié le

Après son départ d'Areva en juin 2011, Anne Lauvergeon pensait sans doute ne plus entendre parler d’UraMin, la société canadienne rachetée par le géant français en 2007. L’épineux dossier l’a pourtant rattrapée. A tel point que l'ex-patronne d'Areva a déposé plainte mardi 20 décembre pour écoute illégale dans la cadre d'une enquête privée sur le rachat de ces mines.

UraMin, l’épine dans le pied d’Anne Lauvergeon © Morgane Remy

Pour comprendre "l’affaire UraMin", il faut remonter en 2007. Alors troisième producteur mondial d’Uranium, Areva espère doubler sa production d’ici à 2010 et se lance donc dans le rachat de cette société canadienne, basée à Johannesburg. Pour s’offrir ces vastes gisements d'uranium en Namibie (Trekkopje), en République Centrafricaine (Bakouma) et en Afrique du Sud (Ryst Kuil), Areva paye le prix fort : 1,8 milliard d’euros.

A ce moment-là, UraMin n’a encore pas extrait d'uranium, mais compte en produire 20 millions de livres d'ici à 2012… Des objectifs ambitieux, et finalement bien éloignés de la réalité.

En effet, 4 ans plus tard, les capacités de production ne sont finalement pas mises en place. En outre, Areva doit faire face à l’effondrement du cours moyen de l’uranium. La livre s’affichait à 120 dollars en 2007, Areva comptait bien alors rentabiliser son investissement. Mais il atteint son plus bas taux en 2010 lorsque le cours tombe à 40 euros. Il remonte à environ 52 dollars en décembre 2011.

C’est bien ce qui fait aujourd’hui grincer des dents le successeur d’Atomic Anne, Luc Oursel. Le patron du groupe nucléaire doit passer une provision de 1,5 milliard d'euros pour sa filiale minière UraMin.

Et quand des regards accusateurs se tournent vers Anne Lauvergeon pour lui demander de rendre des comptes, ses proches la défendent invariablement. En 2007, la décision a été prise avec l’accord de l’ensemble du directoire et de l’Etat.

Aujourd'hui Anne Lauvergeon et son mari portent plainte pour espionnage présumé dans le cadre d'une enquête privée sur le rachat d'UraMin. Or selon Le Canard Enchaîné qui s'est procuré les compte-rendus de l'enquête, rien ne permet d'affirmer que cette opération ait pu profiter au couple.

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle