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Quotidien des Usines

Union des compétences autour du véhicule électrique

Publié le

Pour construire automobiles et scooters électriques, les PMI Seer Volta et Barigo bénéficient du savoir-faire d'entreprises comme Heuliez, Leroy-Somer et Saft.

Sortant un véhicule par jour, Seer Volta, à Périgny (Charente-Maritime), s'impose comme leader européen de la voiture électrique. Il en a déjà construit 600 qui circulent en France et en Europe. Véhicule urbain et écologique s'adressant surtout aux collectivités (30% du marché), la Volta reprend les moteurs Leroy-Somer, les carrosseries Atmo et les pièces puisées dans la banque d'organes de PSA, en vertu d'un accord passé avec le constructeur. La société rochelaise termine la mise au point d'un véhicule de seconde génération. "On a corrigé les problèmes d'ergonomie que posait la première Volta. Cette nouvelle voiture pourra recevoir les nouveautés technologiques au fur et à mesure qu'elles sortiront de chez les équipementiers", précise Bernard Long, P-DG de Seer Volta (vingt-cinq personnes, 25millions de francs de chiffre d'affaires). Le constructeur charentais vient d'investir 3,8millions de francs dans une extension de 1200mètres carrés de son usine de Périgny pour y implanter une nouvelle chaîne d'assemblage. Bernard Long prévoit la création de trente emplois dans les trois ans. A quelques encâblures de là, Barigo, filiale de Perroton Automation, lance le scooter électrique. Ce type de deux roues existait déjà mais était invendable en raison de son prix. "Les batteries au nickel-cadmium sont intéressantes mais trop chères. Nous nous sommes tournés vers celles au plomb. Pour les loger, on a mis le moteur dans la roue, où il sert de moyeu. La place gagnée permet de les loger", explique Yves Perrotin, P-DG de Perrotin Automation. Les moteurs sont fabriqués par BMR, société de Rouillac (Charente). Les châssis ont été adaptés à partir de modèles existant chez Famel, constructeur portugais de scooters classiques, avec qui Barigo s'est associé pour cette opération. Toutes les études sur la chaîne de traction, les recherches électriques et d'architecture sont faites à La Rochelle. L'assemblage se fait pour le moment chez Famel. Pour améliorer l'autonomie de l'engin, Barigo a mis au point une électronique d'assistance. "Un microprocesseur qui permet des gains de productivité de l'ensemble. C'est une aide à la conduite", explique Jean-Paul Delavaud, directeur du développement de Barigo. Les préséries verront le jour dans le courant de l'année. Yves Perrotin vise, dans un premier temps, les flottes captives (police, collectivités, La Poste, etc.). "L'objectif, dans les quatre années à venir, est de sortir 20000scooters: 10000 au Portugal, 10000 en Poitou-Charentes". La Rochelle est une ville pilote en matière de véhicules électriques. En 1994, cinquante véhicules (AX et 106) y ont été testés. EdF était associé à l'opération. PSA et EdF ont tiré les leçons de cette expérimentation au niveau des voitures et des bornes de recharge. Dans les semaines à venir, une centaine de voitures (AX, 106 et Volta) et une dizaine de scooters circuleront sur l'agglomération. De manière plus générale, Poitou-Charentes rassemble de nombreuses compétences applicables aux véhicules électriques. Les grands groupes régionaux sont fortement présents dans ce domaine. Leroy-Somer travaille dans le secteur de la motorisation. L'usine Saft de Poitiers s'est fait une spécialité dans la recherche sur les piles au lithium-carbone. Heuliez devrait construire les véhicules électriques de PSA. Une chaîne d'une capacité de cinquante véhicules par jour est prête à fonctionner. Les écoles d'ingénieurs et l'université de Poitiers ont inscrit le véhicule électrique dans leurs programmes de recherche. L'Eisig, à La Rochelle, s'attache aux problèmes de cinématique de la chaîne de traction ainsi qu'aux questions d'ergonomie et de sécurité; l'Ensma, à Poitiers, travaille sur la climatisation; le laboratoire de catalyse de l'université de Poitiers, sur les batteries. Industriels, chercheurs et collectivités se retrouvent, en Poitou-Charentes, au sein d'un même programme:Védélic. EdF a détaché un ingénieur auprès du Conseil régional et a ouvert, à La Rochelle, un centre national de formation aux véhicules électriques. Thierry THOMAS



Le programme Védélic

Védélic (Véhicule électrique démonstrateur lithium carbone), inscrit au contrat de plan Etat-Région, comporte trois aspects: industrie, recherche et expérimentation. "C'est un programme commun qui ne compromet pas les projets que peuvent développer les industriels mais vient les enrichir", explique Claude Moreau, vice-président du Conseil régional Poitou-Charentes. L'objectif à long terme est de mettre au point un véhicule électrique original, différent des actuels, qui adaptent des systèmes électriques sur des véhicules thermiques. En attendant, on équipe des dernières innovations technologiques des châssis déjà existants. L'ensemble du projet est estimé entre 80 et 90millions de francs, financé par l'Etat, la Région et les industriels. Des fonds européens ont également été sollicités.

USINE NOUVELLE N°2494

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