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Quotidien des Usines

Unilever relance un troisième plan social pour Fralib

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Le TGI de Marseille, qui a débouté le comité d'entreprise, favorise de facto la mise en œuvre d’un troisième plan de sauvegarde de l'emploi et le projet de revitalisation du site de Gémenos (Bouches-du-Rhône).

Unilever relance un troisième plan social pour Fralib
Thé Lipton
© D.R. - Lipton

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En partenariat avec Industrie Explorer

"Nous allons faire appel de cette décision politique", a promis Gérard Cazorla, délégué CGT du comité d’entreprise de Fralib. La procédure n'est, toutefois, pas suspensive. Le tribunal de grande instance de Marseille a débouté le comité d’entreprise de l’entreprise de Gémenos (Bouches-du-Rhône), spécialisée dans la production de sachets de thé vendus sous la marque Lipton. Salariés et direction se retrouvent donc dans la situation de juillet 2011 quand le deuxième plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) d'Unilever, la maison mère de Fralib, avait été reconnu valable en première instance par la justice avant d'être annulé trois mois plus tard par la Cour d'appel d'Aix-en-Provence.

Entre temps, Unilever avait engagé les premiers licenciements. Après l'annulation, le groupe a négocié les départs de 77 salariés. Une démarche que contestait le comité d’entreprise devant le TGI de Marseille, en la considérant illégale. Le juge n'a pas entendu leurs arguments, estimant que ces "77 salariés ont préféré une indemnisation dans le cadre de transactions dont la régularité n'est pas discutable, celles-ci ayant été faites avec leur plein et entier consentement, étant rappelé qu'il est de jurisprudence constante que rien n'interdit aux salariés lorsqu'un licenciement même illégal leur a été notifié, de renoncer à réclamer une réintégration et de conclure avec l'employeur une transaction, et ce qu'il s'agisse d'un licenciement pour motif personnel ou économique, individuel ou collectif".

Pour Angel Llovera, directeur de Fralib, "75 % de ces salariés ont déjà trouvé une solution qui leur convient". Elles correspondraient à des CDI, des CDD de longue durée, des formations longues, des créations d'entreprise ou des pré-retraites. Deux autres salariés ayant depuis été reclassés sur un autre site d'Unilever, 103 employés relèvent donc maintenant du troisième PSE.

La direction indique avoir commencé à effectuer des propositions de mutations vers l'une de ses six autres usines françaises ou de son siège social. En cas de refus, perspective la plus probable, elle procèdera à l'envoi des lettres de licenciements sur la base, selon l'un de ses représentants, du PSE "le plus fourni" jamais proposé par le groupe.

Toujours selon la direction, le plan de revitalisation économique prendrait une tournure encourageante pour compenser les 182 emplois perdus sur le territoire. Les deux cabinets mandatés, Sofred et MTI, auraient recensé, après enquête auprès de 550 sociétés, 35 projets "réalistes" susceptibles de générer "un bon taux de création d'emplois".

Unilever va affecter 1,5 million d'euros à leur concrétisation. L'un d'entre eux, potentiellement porteur d'une quarantaine de postes, constitue une source de conflit supplémentaire avec le comité d’entreprise. Il se positionne en effet sur le site même de l'usine ! Le propriétaire des terrains dont Unilever est simple locataire aurait signé fin mars un compromis de vente avec l'industriel qui le porte. La direction de Fralib envisagerait donc de libérer et remettre en état les lieux pour septembre prochain.

Pour Gérard Cazorla, il n'est pas question que la direction déménage quoi que ce soit. D'abord, parce que les syndicats défendent toujours un projet alternatif à la fermeture. La conservation du site qu'ils occupent, avec les machines qu'il abrite, reste indispensable. Ils affirment que la Communauté urbaine de Marseille leur a promis d'exercer éventuellement son droit de préemption pour empêcher cette vente. Ensuite, parce que l'appel de la décision du TGI de Marseille va encore prolonger les délais.

Enfin, parce que le CE espère que l'élection à la présidence de la République de François Hollande, venu soutenir leur combat, conduira l'Etat à favoriser l'émergence d'une autre issue à Gémenos... estimée impossible par Unilever pour qui ce projet alternatif demeure "une impasse", même si la fermeture du site lui coûtera au moins une dizaine de millions d'euros.

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