Unilever refuse "toute reprise d’activité de Fralib"

Malgré l’annulation par la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence du troisième plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) de l’usine Fralib, le groupe Unilever n’entend pas céder aux revendications des salariés.

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Unilever refuse

C’est un véritable coup de théâtre qui est tombé ce 28 février, dans l’affaire de la fermeture de l’usine de thés Fralib à Gemenos (Bouches-du-Rhône), qui dure maintenant depuis deux ans et demi. La Cour d’Appel d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) a finalement invalidé le troisième plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) lancé par le groupe Unilever il y a moins d’un an. Constatant "un détournement des procédures légales de licenciement collectif", la Cour demande au géant anglo-néerlandais de "reprendre à son début la procédure et de présenter au comité d'entreprise un plan de sauvegarde de l'emploi concernant l'ensemble des salariés du site de Gémenos".

Position inflexible chez Unilever

Si les salariés crient "victoire", la direction française d’Unilever reste inflexible. "Toute reprise d’activité sur l’usine Fralib par Unilever est exclue", a répondu, à L’Usine Nouvelle, la direction française du géant anglo-néerlandais. "Notre position n’a pas changé. Compte-tenu des surcapacités actuelles sur le marché du thé et infusions en sachets, nous refusons toute sous-traitance de production au site et la cession de la marque Elephant", ajoute Unilever.

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Le groupe rappelle que depuis deux ans et demi, "il a assumé ses responsabilités avec des reclassements interne et externe, la reconversion du site racheté par la Communauté urbaine de Marseille (Cum) et la cession des machines pour un euro symbolique, le tout avec un plan de revitalisation du territoire validée par la Préfecture". Sur les 182 salariés présents avant la fermeture, Unilever précise que 70 % ont retrouvé un travail, avec 35 personnes en CDI, et 22 % sont en congés de reclassement. "C’est une situation totalement ubuesque. Que vont devoir faire les salariés qui ont retrouvé un travail ?", s’interroge la direction, qui se dit "préoccupée par leur sort".

Le groupe n’a pas fait état pour l’heure des suites qu’il souhaitait donner à cette nouvelle décision de justice. Pourvoi en cassation ou étude d’un quatrième PSE ? "Toutes les options sont actuellement à l’étude", répond Unilever.

Adrien Cahuzac

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