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Une vanne montée à l’envers ralentit le chantier de l’EPR de Flamanville

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Une partie du chantier de l’EPR de Flamanville est à l’arrêt. En cause, une vanne montée à l’envers en juillet dernier. Un coup dur alors que la construction semblait enfin avoir trouvé son rythme de croisière.

Une vanne montée à l’envers ralentit le chantier de l’EPR de Flamanville © EDF

Le "Canard enchainé" l’a révélé, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) le confirme : une vanne d’un système de sécurité de l’EPR en construction à Flamanville a été montée à l’envers début juillet. Sous la responsabilité d’Areva, cet incident a stoppé partiellement le chantier. La pièce montée dans le mauvais sens mesure 2 mètres de long et 1 mètre de large. L’ASN pointe du doigt l’absence de personnes compétentes en matière de tuyauterie et l’utilisation d’un plan de montage peu clair et erroné. Aussi le gendarme du nucléaire a-t-il stoppé les activités similaires sur le chantier, le temps que soit menée une analyse sur l’organisation du travail.

Cet évènement marque d’un nouveau coup dur la difficile construction du premier réacteur de 3e génération en France. En 2011, le bétonnage par Bouygues avait posé de sérieux problèmes, au point que le chantier avait été interrompu pour laisser le temps au spécialiste du BTP de réaliser de lourdes réparations. En mai 2012, des malfaçons sont constatées sur de lourdes consoles métalliques d’Eiffage, censées soutenir le puissant pont polaire. Des problèmes qui sont survenus dans un contexte social tendu, sur un chantier qui a compté deux accidents mortels.

La pose du dôme

Aujourd’hui, l’EPR français affiche un surcoût de 5 milliards d’euros, à 8,5 milliards, et la mise en service est envisagée pour 2016, avec quatre ans de retard. EDF considère qu’il s’agit d’un délai définitif. En juillet dernier, son PDG, Henri Proglio, expliquait : "Nous avons appris à piloter un chantier d'une telle envergure. Nous avons maintenant une très bonne visibilité industrielle et financière". En guise de preuve, au même moment, était installé le dôme d’acier de 300 tonnes au sommet du bâtiment réacteur.

Ludovic Dupin

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