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Une valorisation des entreprises en sursis

Arnaud Dumas

Publié le

Le coût des sociétés a continué de progresser au deuxième semestre 2011, selon l'indice Argos Soditic. Mais les effets de la crise financière devraient se faire sentir à partir de cette année sur les transactions dans le capital investissement.

Une valorisation des entreprises en sursis © Images of Money - Flickr - C.C.

Le capital investissement se prépare à une année 2012 tendue. L'accès à la dette avec des leviers intéressants se fait plus difficile, les entreprises à potentiel de croissance se font rares, lever des fonds devient de plus en plus aléatoire… Les sociétés d'investissement spécialisées dans le LBO (Leverage buy-out, ou capital transmission) peinent à boucler leurs opérations.

"Pour la première fois, on nous présente des dossiers avec des résultats d'exploitation, des EBIT, projetés sur 2012 inférieurs à ceux de 2011", s'étonne Gilles Mougenot, le président d'Argos Soditic, un fonds d'investissement.

Selon l'indice réalisé par Argos Soditic, la valorisation des entreprises est néanmoins demeurée élevée au deuxième semestre 2011. Cet indice, qui recense les prises de participation dans les sociétés moyennes (valeur d'equity comprise entre 15 et 150 millions d'euros), fait ressortir une valorisation médiane de 7,5 fois l'Ebitda en décembre 2011, en progression de 14 % par rapport à 2010.

Mais le nombre de  transactions a cependant reculé de 13 % sur la période, ce qui reflète un certain attentisme des vendeurs sur les dossiers trop faibles. "Depuis cet été, le marché est bipolaire, remarque ainsi Karel Kroupa, directeur de participations chez Argos Soditic. Soit le dossier est bon et les multiples sont élevés, soit ce n'est pas le cas et le dossier est tout simplement retiré de la vente."

Ces prix élevés ne devraient d'ailleurs pas durer. "Je pense que l'on va assister à une baisse des prix en 2012, estime Gilles Mougenot. Pour le moment, seuls les bons dossiers se vendent, le multiple est donc élevé. Mais que se passera-t-il, pour les dossiers moins bons, quand les gens seront obligés de vendre ?"

La détérioration de la situation économique, depuis l'été dernier, devrait également produire ses effets sur les transactions à partir du début 2012, les négociations sur les ventes prenant entre six et neuf mois.

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