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Une révolution scientifique nommée verre progressif

Publié le

« L'épopée Varilux », Jean-Charles Le Roux. Editions Perrin. 197 pages. 19 euros

C'est d'abord l'histoire d'un homme, celle d'un jeune ingénieur de 25 ans, Bernard Maitenaz, qui, en essayant les lunettes double foyer de son père, considère que le produit mérite d'être amélioré. C'est ensuite une aventure technologique, puisqu'il faudra huit ans de recherche pour que l'invention, baptisée Varilux, soit mise au point. C'est enfin une saga industrielle exceptionnelle. Essilor, qui commercialise Varilux, s'est hissé au premier rang mondial des fabricants de verre ophtalmique, fort de 30 000 salariés. C'est l'une des toutes premières entreprises françaises qui appartient, depuis 2005, à l'indice de référence de la Bourse, le CAC 40.

Dans les années 50, Bernard Maitenaz arrive à convaincre son premier employeur, la Société des Lunetiers, de la performance d'un verre à la surface étonnante que certains professionnels baptiseront « patatoïde ». Il ignore que depuis des décennies, des chercheurs tentent de mettre au point un verre permettant à la fois la vision de près et de loin. Il l'a inventé. Sa persévérance s'avère payante.

Jean-Charles Le Roux, journaliste et écrivain, a choisi de retracer la chronologie de l'invention, balisant son ou-vrage d'améliorations qui feront de Varilux l'une des marques les plus dynamiques du patrimoine industriel français. Car de son premier lancement sur le marché en 1970, à sa version la plus perfectionnée, Varilux Physio, lancée en 2006, le produit va connaître plusieurs temps forts. En 1976, il franchit une étape fondamentale pour l'avenir d'Essilor, puisque les premiers verres progressifs en matière organique sont commercialisés. L'ouvrage décrit comment Essilor va capitaliser autour de cette « révolution scientifique », pour conquérir le Brésil, le Japon, puis le marché américain. Numéro 1 mondial de l'optique ophtalmique depuis 1986, Essilor réalise 65 % de son chiffre d'affaires à l'international. Et Varilux y contribue large- ment.

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