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L'usine Agro

Une nouvelle fois, les pays européens renvoient la balle... à plus tard pour le glyphosate

Gaëlle Fleitour , , ,

Publié le

Après deux ans de feuilleton et des rebondissements ces derniers jours, les experts de L’Union Européenne devaient enfin se prononcer ce mercredi sur le sort du glyphosate, cette molécule-clé des herbicides mais controversée. Ils ont finalement reporté leur vote à une date encore indéterminée.  

Une nouvelle fois, les pays européens renvoient la balle... à plus tard pour le glyphosate © CC FLICKR Pieter van Marion

Les rebondissements s’enchainent dans le dossier du glyphosate. Mais la date tant attendue restait bien ce mercredi 25 octobre. Les experts représentant les pays membres de l’Union Européenne devaient en effet voter, à Bruxelles, pour la reconduction ou non de l’autorisation de cette molécule chimique controversée, mais base des herbicides les plus utilisés à travers le monde, comme le Roundup de Monsanto.

"Impossible de s'entendre sur la proposition de la Commission", a finalement annoncé sur Twitter le ministère de l'Environnement du Danemark. Alors que l'autorisation du produit expire en décembre, le vote est donc reporté par la Commission Européenne à une date encore indéterminée.

Cacophonie au sein du gouvernement

Un sujet, maintes fois repoussé, qui divise toujours les pays membres et provoque des dissensions entre ONG, agriculteurs et industriels de l’agrochimie. Mais aussi au sein-même du gouvernement français : la ministre de la Santé Agnès Buzyn plaide pour son retrait "le plus vide possible", le ministre de l’Environnement Nicolas Hulot d’ici trois ans, contre les "cinq à sept ans" requis par le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert.

Ces derniers jours, chacun a donc abattu ses cartes. Le secteur de l’agriculture s’inquiète de se retrouver privé de produits clés, sans alternative satisfaisante. Tandis que le monde de l’agrochimie fait pression pour ne pas voir disparaître toute une activité qui lui assurait des revenus réguliers, en dénonçant des pressions politiques et en mettant en cause l’impartialité de l’expert qui avait semé le doute sur cette molécule auprès de l’Organisation Mondiale de la Santé, Christopher Portier.

La Commission sous pression du Parlement

Lundi 23 octobre, des ONG, Greenpeace en tête, ont de leur côtés remis une pétition citoyenne demandant l’interdiction de la molécule, signée par 1,3 million de personnes. Ce mardi 24 octobre, le Parlement européen a exigé l’élimination progressive du glyphosate d’ici cinq ans, au nom du "principe de précaution". Car les agences scientifiques et sanitaires elles-mêmes ne sont pas parvenues à un consensus sur la dangerosité ou non de la molécule, un dossier troublé par l’affaire des "Monsanto Papers", sur laquelle le dirigeant de Monsanto France a répondu à L’Usine Nouvelle.

Bien que consultatif, le vote du Parlement avait poussé la Commission Européenne à revoir sa copie. Elle avait donc proposé le 24 octobre de voter pour une période d’autorisation du glyphosate réduite, de cinq à sept ans. Espérant recueillir chez les Etats membres, ce mercredi, "une majorité la plus grande possible"… dans l’espoir de ne pas générer une inévitable nouvelle controverse. Il faut en effet une majorité qualifiée – représentant 55% des Etats membres et 65% de la population – pour que la proposition soit acceptée ou rejetée. Finalement, elle sera sans surprise à nouveau reportée, nouvelle étape d'un feuilleton qui dure déjà depuis plus de deux ans.

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2 commentaires

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25/10/2017 - 16h48 -

Ingénieur en Agriculture (diplômé 1980), imprégné d'agro-écologie et de respect de l'humain, j'ose espérer que le virage se prenne petit à petit ; je sais qu'il est en train de se prendre par des initiatives ici ET là. Les agriculteurs/trices ont des enfants ; ils vont chercher de nouvelles voies... Cordialement tous
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Nom profil

25/10/2017 - 08h41 -

Mais qu'attend le gouvernement pour lancer des enquêtes sur la qualité de l'eau par les agences de bassin ? S'il existe des traces de ce produit dans les cours d'eau, on peut dire que Monsanto à menti sur les qualités de son produit, puisqu'il prétendait ne pas laisser de trace dans l'environnement. Il serait simple ensuite de le faire condamner ? Nous avons ici le même problème qu'avec les moteurs truqués !
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