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Une fusée russe explose quelques secondes après son lancement

Astrid Gouzik ,

Publié le

Vidéo La fusée Proton-M transportait trois satellites pour le système de navigation Glonass. Mardi 2 juillet, 16 secondes après son lancement à partir du cosmodrome russe de Baïkonour au Kazakhstan, la fusée a changé de trajectoire, puis explosé.

C’est un nouvel échec pour le programme spatial russe qui mise pourtant sur Glonass pour rivaliser avec le système de navigation américain GPS et le futur système européen Galileo.

Une fusée transportant trois satellites pour le système de navigation Glonass a explosé juste après son décollage. En 2010, trois satellites Glonass lancés à partir d'une fusée Proton étaient retombés dans l'océan Pacifique après l'échec de leur mise en orbite, provoqué par une surcharge de carburant dans le lanceur.

"La fusée s'est écrasée sur le territoire du cosmodrome et a explosé", précise, dans un communiqué, l’Agence spatiale russe Roskosmos. "Ses moteurs ont cessé des fonctionner", est-il encore indiqué.

Seize secondes après son décollage, la fusée a changé de trajectoire puis a explosé, retombant à environ 2,5 km du lieu de lancement.
Le lancement était retransmis en direct par Roskosmos et la chaîne de télévision publique Rossia 24. "Il semble que ce lancement va se solder par une catastrophe", a commenté le présentateur, juste avant que la fusée n'explose.


Une fuite de combustible

Selon l’Agence russe, l’accident n’aurait fait ni victimes, ni dégâts. Toutefois selon l’Agence spatiale kazkhe (Kazkosmos), l’accident a provoqué une fuite de combustible. Le lanceur transportait environ 600 tonnes d'heptyle, d'amyle et de kérosène, selon le ministre kazakh des Situations d'urgence, Talgat Moussabaïev. "Un nuage de fumée provoqué par la combustion de l'heptyle s'est formé au-dessus du territoire du cosmodrome", a-t-il déclaré à l'agence Interfax.

Une situation que le directeur du centre Khrounitchev, le concepteur des fusées Proton, a tenté de tempérer. "Il pleuvait au moment de l'explosion. Cela va réduire considérablement la zone de pollution. Actuellement (...) le nuage s'est pratiquement dissipé", a-t-il déclaré.

Astrid Gouzik

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