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L'Usine Aéro

Une filière made in France pour une fibre de carbone low-cost

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Exclusif [INFORMATION L'USINE NOUVELLE] Sous l'impulsion de la filière automobile, et avec l'aide de l'IRT Jules Verne, plusieurs secteurs industriels planchent sur la mise en place d'une filière de fibre de carbone made in France. Avec un objectif : diviser par trois le coût de revient de ce matériau en plein développement.

Une filière made in France pour une fibre de carbone low-cost © PandamicPhoto.com - Flickr - C.C.

Ce projet pourrait constituer le 35ème plan industriel d'Arnaud Montebourg. Il coche en tout cas toutes les cases pour séduire le ministre du Redressement productif : made in France, innovant et impactant pour de multiples secteurs.

Ce projet, c'est la création d'une filière de production de fibre de carbone en France, par des acteurs français. Porté par la filière automobile et notamment Faurecia, il s'agirait de proposer une alternative au précurseur existant (le PAN) synthétisé à Lacq par le japonais Toray. Selon nos informations, l'une des pistes serait de substituer cette matière par un précurseur à base de cellulose. "Ce matériau représente 50% du coût de revient global de la fibre. En le remplaçant, nous pensons pouvoir diviser le coût de la fibre par trois", nous confie un des spécialistes qui travaille sur le sujet.

100 millions d'euros d'investissement

Pour que ce projet voit le jour, il faudra quand même mettre sur la table au moins 100 millions d'euros d'investissement en R&D. Ce budget permettra de qualifier le bon précurseur (la cellulose n'est qu'une des pistes de travail) et de développer une unité pilote de production. "Elle ne verra le jour que dans 3 ou 5 ans... si on avance vite", pondère un autre membre du projet.

A l'heure actuelle, Faurecia, l'Institut de Recherche Technologique Jules Verne, à Nantes, et la plate-forme automobile portent le projet. Ils sont en contact avec d'autres industriels, dans l'aéronautique et l'énergie. Des discussions sont également en cours du côté des chimistes, notamment Arkema, pour prendre en charge le projet industriellement.

Thibaut De Jaegher

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