Une étude révèle le résultat du choc entre un drone et un pare-brise d'avion

Que se passe-t-il quand un drone rencontre un avion ? Si les dégâts sont limités à des vitesses caractéristiques de la phase d'atterrissage, ils peuvent être significatifs à des allures de croisière, répond le ministère des transports britannique. Malgré ses limites et ses approximations, cette étude offre des premiers éléments pour comprendre les risques que présente une telle collision pour le pare-brise. D'autant que le nombre d'incidents augmente.

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Une étude révèle le résultat du choc entre un drone et un pare-brise d'avion

lUne étude britannique s’est penchée sur la question des conséquences d'une ollision drone - avion. Des simulations informatiques ont été réalisées et des drones propulsés à l’aide d’un canon à air comprimé. Lors d’un atterrissage, le pare-brise peut être endommagé mais conserve son intégrité. Mais à des vitesses plus élevées et avec des drones de 4 kg, les dégâts sont plus sérieux. Encore faut-il parvenir à envoyer un drone à plus de 3 kilomètres d'altitude pour qu’il croise la route d’un avion à une allure de croisière. L’étude stipule tout de même que “les avions opèrent parfois à ces vitesses à des altitudes plus basses”.

Commandée par le ministère des transports britannique, l’autorité de l’aviation militaire et l’association des pilotes de ligne, l’étude a été menée par les sociétés QinetiQ et Natural Impacts. Elle fait suite à l’augmentation du nombre de cas où des drones sont aperçus à proximité d’avions de ligne au Royaume-Uni. Selon l’UK Airprox Board, le nombre d’incidents est passé de 6 en 2014 à 29 en 2015 et 71 en 2016. Fin juillet 2017, 62 cas ont déjà été recensés sur l'année.

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Alors que l'effet d'une collision avec un oiseau était bien documenté jusque là, ce n’était pas le cas avec un drone. L’étude montre qu’à masse et vitesse égales, il peut causer bien plus de dégâts qu’un volatile. La faute à une armature solide et des composants plus durs. Les fabricants sont d’ailleurs incités à adapter le design de leurs appareils volants pour limiter les dégâts potentiels sur les avions de ligne. En recouvrant les parties les plus dures et les plus denses avec du plastique par exemple.

Quatre types de drones testés

Les tests de collision ont été conduits dans le laboratoire de Natural Impacts, à Farnborough. Propulsés à l’aide d’un canon à air comprimé de 10 mètres de long, les drones ont été pulvérisés sur des pare-brises. Du jouet à l’appareil professionnel, quatre modèles ont été utilisés : du petit quadricoptère de 400 g au plus gros de 4 kg en passant par une version intermédiaire de 1,2 kg. Un drone à aile fixe de 3,5 kg a également été testé. Pour entrer dans le canon, certains ont été modifiés. Seules les parties les plus lourdes ont été conservées dans le cas des drones de 4 kg et de 3,5 kg. “Une approximation acceptable” selon le rapport.

Les tests physiques présentent néanmoins quelques limites. La pression aérodynamique qui s’exerce sur la structure de l’avion à grande vitesse n’a pas été prise en compte. Tout comme la pression à l’intérieur du cockpit ou la basse température en altitude. L’étude stipule également que la probabilité d’une collision doit également être considérée pour évaluer le risque complètement. Elle ne dit pas non plus quelles conséquences auraient un impact entre un drone et une autre partie de l’avion. Un moteur ou une aile par exemple.

L'étude révèle également comment résiste un hélicoptère face à un choc avec un drone. Réponse : très mal. Même le plus petit des drones est capable d'endommager le rotor de queue. Et un quadrocoptère peut transpercer le pare-brise d'un hélicoptère en vitesse de croisère, même s'il est certifié résistant aux oiseaux.

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