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L'Usine Maroc

Une étude pointe l'urgence de doper la liquidité du marché financier marocain

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[DOCUMENT] Malgré le succès de réformes structurantes sur la finance de marché menée depuis 20 ans au Maroc et l'initiative du futur quartier financier Casablanca Finance City, le royaume peine encore à trouver une solution durable au manque de liquidité de son marché financier estime une étude de Brahim Sentissi,  directeur de la société de consultant Cejefic. Et avance quelques pistes d'action.

Une étude pointe l'urgence de doper la liquidité du marché financier marocain © DR

Depuis plus d'une décennie, la place financière de Casablanca est parvenue grâce aux réformes de marché à se hisser parmi les premières places du continent africain. Elle est même, un temps, passé en troisième position en terme de capitalisation boursière l'an dernier du fait de l'effondrement du marché du Caire suite aux troubles politiques. Mais, le marché égyptien s'est fortement redressé depuis (72 milliards de dollars) et Casablanca a repris sa quatrième place derrière le géant Johannesbourg, puis Lagos et donc Le Caire qui sont au coude à coude. Aujourd'hui, "Casa" pèse elle seulement 57 milliards de dollars (42 milliards d'euros).

Bref, la place marocaine a en fait du mal à réaliser tout son potentiel juge l'étude de Brahim Sentissi, directeur de la société de consultant Cejefic réalisée en collaboration avec la Bourse de Casablanca.

A l'heure où se profile une initiative structurante, celle de Casablanca Finance City, un vaste quartier financier au cœur de la capitale économique du pays aux ambitions continentales, le Maroc se doit de trouver une solution durable à son manque de liquidité actuel. Car "les volumes sur le marché actions sont très faibles : 29 milliards de dirhams (2,2 milliards d'euros) en 2013 sur le marché central et la diversité des produits reste limitée", note l'étude de Cejefic.

Pour tenter de relancer la machine, le consultant avance quelques pistes. Notamment les suivantes :

 
- Augmenter le flottant. Augmenter le nombre de sociétés ne suffit pas, selon l'étude vu que les volumes sont très faibles sur la majorité des sociétés cotées. Ce sont donc des sociétés ayant un poids important dans l’économie marocaine qui manquent le plus à la bourse de Casablanca.

- Relancer les privatisations. L’Etat représente près de 60% des investissements bruts de l’économie au Maroc. Il est aussi actionnaire dans des structures importantes. Les établissements et entreprises publics représentent 10% de la création de richesses du royaume et beaucoup ne sont pas encore cotées (OCP, Royal Air Maroc, …). A noter que dans ce sens l'Etat s'apprête à privatiser partiellement (autour de 30%) l'opérateur portuaire Marsa Maroc cette année.

- Augmenter le nombre de sociétés cotées. A la bourse de Casablanca, 28% des secteurs ne sont constitués que d’un seul titre, selon l'étude, c'est trop peu. En 2013, la seule introduction majeure a été celle de la centrale électrique à charbon géante JLEC alors que plusieurs radiations étaient prononcées. En 2012, il n'y avait là encore qu'une introduction (Afric industries). Pour mettre en valeur les petites et moyennes capitalisations, l'étude évoque aussi la création d'un marché de cotation alternatif dédié aux PME, un projet sur les rails. Aujourd'hui, le marché compte déjà trois compartiments : "principal", "développement" et "croissance".

Développer la vente à découvert. Elle permettra de soutenir les volumes même en cas de baisse du marché, estime l'étude.

Réconcilier les personnes physiques avec la bourse. Après l'envolée pré-crise de 2008, puis la lourde chute qui a suivi, le poids des personnes physiques dans les volumes a été divisé par 6 en six ans. Ils ne représentaient que 6% en 2012. Le retour vers la bourse sera long et possible seulement si ces investisseurs peuvent espérer un réel potentiel de gain. Ce qui suppose aussi une croissance économique solide.

A noter pour prolonger la réflexion que l'Institut Thomas More, think tank libéral basé à Paris et Bruxelles a publié ce 25 mars une autre étude, plutôt optimiste, sur la place du Maroc dans l'intégration financière africaine.

ND

ETUDE CEJEFIC CONSULTING SUR LE MARCHÉ FINANCIER MAROCAIN

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