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Une enquête ouverte sur le rachat d'Uramin par Areva

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Vu sur le web Le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire sur le rachat en 2007 de la société minière canadienne Uramin par le groupe nucléaire français Areva, a appris Reuters, le 10 avril, de source judiciaire.

Une enquête ouverte sur le rachat d'Uramin par Areva © Areva

L'enquête sur le rachat en 2007 du groupe minier Uramin par Areva a été confiée à la brigade financière, selon une source judiciaire, qui confirme une information du Monde. Areva s'est refusé à tout commentaire. Selon Le Monde, l'enquête ordonnée par le parquet national financier vise des faits de "présentation ou publication de comptes inexacts ou infidèles", "diffusion d'informations fausses ou trompeuses" et "faux et usage de faux".

Anne Lauvergeon était dirigeante de l'entreprise lors du rachat d'Uramin, une société de gisements africains qui exploitait notamment des mines d'uranium. L'acquisition avait tourné au fiasco financier. C'est la Cour des comptes qui, après avoir conduit sa propre enquête sur Areva entre 2006 et 2012, a fait un signalement auprès du parquet le 20 février, écrit Le Monde.

La Cour devrait, selon le quotidien, rendre un rapport sur la compagnie en mai, après avoir entendu Anne Lauvergeon. Interrogé par Le Monde, l'avocat de cette dernière, Me Jean-Pierre Versini-Campinchi assure que sa cliente est "parfaitement sereine". Il souligne par ailleurs qu'elle n'a pas géré le rachat d'Uramin. "Lors de son passage chez Areva, Anne Lauvergeon ne s'est jamais occupée des mines, mais uniquement de l'atome: ce n'est pas pour rien qu'on l'a surnommée 'Atomic Anne'", dit-il.

AUDIT INTERNE

L'acquisition d'Uramin en 2007 pour 2,5 milliards de dollars (1,7 milliard d'euros) a contraint Areva à inscrire dans ses comptes en 2010 et 2011 des provisions d'un montant total proche de 1,9 milliard d'euros pour tenir compte de la dévalorisation des actifs de la société, consécutive à une baisse des cours de l'uranium et de ses réserves estimées.

Le groupe avait mené un audit interne sur cette opération après le départ d'Anne Lauvergeon, remplacée par Luc Oursel à la tête d'Areva en juin 2011, qui avait conclu à un défaut de gouvernance et d'information mais n'avait pas révélé d'éléments accréditant les rumeurs de fraude, ni d'éléments mettant en cause "la sincérité et la régularité des comptes des exercices antérieurs".

Cet audit avait cependant souligné que le rachat d'Uramin s'était fait "au prix fort", que la direction générale de l'entreprise et les équipes en charge du dossier avaient sous-estimé les risques liés à l'opération, et que les différentes présentations faites à l'APE (Agence des participations de l'Etat) et au conseil de surveillance d'Areva n'avaient pas assez fait ressortir les incertitudes que les équipes techniques avaient pu exprimer en interne.

Lors du rachat d'Uramin, l'actuel président d'Areva Luc Oursel était membre du directoire et directeur général adjoint du groupe en charge des opérations du nucléaire.

Avec Reuters

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