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L'Usine Agro

Une enquête judiciaire ouverte à la suite de traces de glyphosate dans le miel

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Le parquet de Lyon a ouvert une enquête préliminaire pour "administration de substances nuisibles". Cette action fait suite à la plainte d’un apiculteur contre Bayer-Monsanto à la suite de traces de glyphosate dans son miel. 

Une enquête judiciaire ouverte à la suite de traces de glyphosate dans le miel
le miel contient des traces de glyphosate
© @flickr HS

On connaissait le miel aux fleurs, le miel de lavande, celui de sapin… on découvre désormais la recette au glyphosate. Selon le leader français du conditionnement et de la vente de miel, Famille Michaud Apiculteurs, près de 12% de la production de miel est actuellement contaminée par ce fameux pesticide controversé. "Des substances exogènes dont le glyphosate sont régulièrement détectées dans le miel", confirme le PDG du groupe Vincent Michaud, qui ajoute que sept producteurs ont déjà dû reprendre leur production.

L’un d’entre eux, Sylvère Obry s’est vu rejeté plus de 900 kilos de produit en juin dernier. Face à ce manque à gagner, il a, avec le soutien de l’association des apiculteurs de l’Aisne, porté plainte contre Bayer, le nouveau propriétaire de Monsanto et principal producteur du pesticide. 

Aucune entreprise visée

Une action judiciaire qui a débouché sur l’ouverture d’une enquête pour "administration de substances nuisibles" par le parquet de Lyon, où se trouve le siège social français du géant allemand de l'agrochimie. L’enquête n’en est qu’à ses débuts et le parquet précise que, pour le moment, aucune entreprise en particulier n’est visée.

De son côté, le groupe Bayer-Monsanto récuse toutes les accusations. Sur son site, le géant de l’agrochimie dément les risques du glyphosate et explique pourquoi il est important de "défendre l'utilisation de ce pesticide". Contacté par L'Usine Nouvelle, un collaborateur du groupe explique par ailleurs avoir appris, par la presse, l'ouverture de l'enquête sans donner plus d'information. 

Ce nouvel épisode judiciaire est tout de même un nouveau coup dur pour les produits de l'entreprise allemande. En avril dernier, l'Union Européenne avait déjà adopté l'interdiction de trois des principaux néonicotinoïdes, soupçonnés de tuer les abeilles. 

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