Quotidien des Usines

Une croissance encore au-delà de 3 %

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CAOUTCHOUC-PLASTIQUES

Une croissance encore au-delà de 3 %

Un ralentissement est prévisible. Mais, le volume de la production augmentera encore de 3,5 % en 1998 pour la transformation du caoutchouc et des matières plastiques.



Les performances ont été, l'an passé, tirées essentiellement par la demande du secteur de l'automobile. Pour la plasturgie, le volume des livraisons de pièces industrielles - dont le débouché principal est l'automobile - a progressé de plus de 6 %. En revanche, pour les emballages et les produits pour le bâtiment, la reprise a été tardive ; elle n'a véritablement fait sentir ses effets qu'à partir du second semestre. La progression de près de 5 % des immatriculations d'automobiles en Europe occidentale a également favorisé les débouchés des industries du caoutchouc, qu'il s'agisse du pneumatique (dans sa quatrième année de croissance de la production et avec une balance commerciale qui progresse toujours) ou des produits industriels. En 1998, la croissance du marché de l'automobile européen sera moindre, ne serait-ce que par l'inévitable ralentissement de la demande italienne. Et, au-delà même, la programmation de la production sera prudente, car les constructeurs français d'automobiles ont déjà sorti de leurs chaînes en 1997 davantage que ce que qui était justifié par l'augmentation de leurs ventes. Deux facteurs qui auront un impact négatif à partir du second semestre. Le bâtiment, troisième secteur client de la plasturgie, connaîtra encore une année de faible activité. Seuls les marchés de l'emballage devraient continuer de se raffermir avec la reprise de la consommation des ménages. Les tendances à court terme n'en sont pas moins encore favorables. Selon le panel Gipra-Gipmed (qui couvre les régions Rhône-Alpes, Bourgogne, Auvergne et Méditerranée), la production et les carnets avancent encore en janvier pour une majorité d'entreprises. Et les effectifs employés augmentent, en dépit des difficultés de recrutement et de l'incertitude sur le coût du travail, qui incite à un recours accru aux intérimaires. Même son de cloche dans la région ouest, où, selon Marc Arlès (Plasti-Ouest), les entreprises redémarrent l'année avec des carnets satisfaisants. Mais, avec des évolutions de prix de matières premières souvent imprévisibles, les efforts dans la qualité, dans le commercial, et dans la maîtrise de la conception sont vitaux pour conclure les marchés. Les entreprises se préparent aussi aux effets de la " vague des trente-cinq heures" en optimisant tous les systèmes d'aménagement du temps de travail, et en demeurant extrêmement prudentes sur les investissements.



L'invité de la semaine

Jean Burelle
, P-DG de Plastic Omnium (Levallois-Perret)

" L'activité des grands équipementiers français sera bien orientée en 1998. "

" Sur l'ensemble de l'Europe de l'Ouest, avec une progression de 4,8 % des immatriculations d'automobiles en 1997, les chiffres d'affaires des grands équipementiers français ont augmenté de 12 à 18 % (+ 14,7 % pour notre groupe). Des performances qui s'évaluent à l'échelle européenne, car 50 à 60 % de nos débouchés, tout comme ceux de l'industrie automobile française, sont hors de l'Hexagone. Des performances qui s'expliquent par des gains de parts de marché et par une tendance à la substitution des matériaux plastiques aux matériaux traditionnels. On attend un marché de l'automobile globalement stable en Europe de l'Ouest en 1998. Mais la pénétration du plastique se poursuit. La tendance est donc positive, sans ignorer les difficultés et les défis - principalement, les gains de productivité qui sont rendus nécessaires par la pression permanente sur les prix. Sur le plan mondial, la crise asiatique a une incidence. Mais cela ne justifie pas la sinistrose. Il n'y a pas de marché en croissance qui soit simple, que ce soit en Asie, en Amérique latine ou en Europe de l'Est. "








 

 

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