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Une conférence sociale vécue positivement par tous ses participants

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Organisations patronales et syndicats ayant participé à la conférence sociale se montrent plutôt satisfaits des annonces faites par le Premier ministre en clôture de la troisième édition qui s’est terminée mardi.

Une conférence sociale vécue positivement par tous ses participants © pascal guittet ; assemblée nationale ; D.R.

Manuel Valls a clôturé la troisième conférence sociale en réussissant à satisfaire patronat et syndicats présents – CGT, FO, FSU, Solidaires n’ont pas participé. La volonté du gouvernement d’accélérer les réformes a été unanimement saluée. Dans son discours, le premier ministre a plusieurs fois parlé d’aller vite, de lucidité, de concret.

Aller vite

La volonté du gouvernement d’accélérer les réformes a été unanimement saluée. Dans son discours, le premier ministre a plusieurs fois parlé d’aller vite, de lucidité, de concret. Une mesure d’urgence est annoncée, pour ne pas louper la rentrée de septembre dans l’apprentissage : dès la semaine prochaine 200 millions d’euros seront débloqués pour accompagner les CFA et les entreprises. Ils serviront notamment à financer une aide de 1000 euros aux entreprises qui recruteront pour la première fois un apprenti, si leur branche a signé un accord sur l’apprentissage – si possible dans le cadre des discussions sur les contreparties au pacte de responsabilité. Florence Poivey, de la délégation du Medef, se dit satisfaite que des mesures d’urgence soient décidées pour l’apprentissage, et qu’elles soient conjuguées à des annonces de réformes plus structurelles (une réunion à l’automne sur les freins à l’apprentissage). Le déploiement de la "garantie jeunes " (une allocation de 450 euros pour les jeunes précaires, expérimentée dans une dizaine de départements) sera lui aussi accéléré, pour atteindre 50 000 jeunes dès 2015.

Confiance retrouvée dans le pacte de responsabilité

Le Medef est rassuré sur la trajectoire des baisses de charges prévues dans le cadre du pacte de responsabilité : les mesures ont été adoptées par le parlement dans le cadre des lois de finances rectificatives ( général et sécurité sociale) et le premier ministre a garanti dans une lettre qu’elles seraient maintenues dans les années à venir. "Nous pouvons continuer à mobiliser nos branches pour qu’elles discutent des contreparties à ces baisses de charges, que nous pourrons présenter en septembre", affirme Jean-François Pilliard, chef de file du Medef sur ces questions d’emploi. Une façon de répondre au premier ministre, qui a estimé que la mobilisation des branches n’était pas à la hauteur.  Les syndicats présents, eux, ont obtenu l’engagement du gouvernement d’un suivi de beaucoup plus près de ces contreparties. L’entourage du premier ministre insiste : le gouvernement veillera à ce que les entreprises utilisent les sommes dégagées ou pour la formation, ou pour l’apprentissage, ou pour l’investissement. "Cela va même au-delà, puisque nous avons aussi obtenu un  suivi de l’utilisation de toutes les aides publiques aux entreprises", se félicite Laurent Berger (CFDT).

Donnant-donnant pour réformer le dialogue social

Le Premier ministre a lié la remise en cause des seuils sociaux, souhaitée par les organisations patronales, à celle de la représentation de tous les salariés, y compris dans les petites entreprises, et à la reconnaissance des parcours syndicaux, deux vieilles revendications syndicales. Autrement dit, syndicats et patronat sont appelés tous deux à lâcher du lest sur certains points s’ils veulent obtenir satisfaction sur d’autres. Une façon de remettre le débat sur de bons rails, alors qu’il dérivait sur les seuls seuils sociaux. "Le Premier ministre a indiqué qu’il souhaitait que tout salarié soit représenté. C’est extrêmement important pour nous", s’est réjoui Laurent Berger (CFDT). "On ne prendra pas deux ans pour négocier sur ces questions, a réagi Jean-François Pilliard. Soit on y arrive vite, soit on laisse l’Etat prendre ses responsabilités."  L’écriture de la feuille de route de cette future négociation sur la modernisation du dialogue social par le ministre du Travail s’annonce délicate…

Cadres et classes moyennes pas oubliés

Une négociation pour développer l’intéressement et la participation est également à l’ordre du jour afin de le rendre plus attractif et d’en simplifier l’accès dans les PME. Dans ce cadre le  forfait social de 20 % (prélèvement sur la participation et l’intéressement) pourrait être modulé par le gouvernement pour favoriser la durée de détention ou l’investissement socialement responsable. Enfin, des baisses d’impôts pour les classes moyennes sont prévues pour 2015.

L’absence de trois syndicats, seule ombre au tableau

Certains, et pas seulement du côté patronal, ont estimé que l’absence des syndicats les plus contestataires avait permis d’avancer plus vite, en évitant certaines postures. Mais la plupart des participants ont regretté l’absence de la CGT, de FO et de la FSU. Des syndicats appelés à participer aux futures et nombreuses négociations, concertations, délibérations, décidées lors de cette conférence sociale.

Cécile Maillard

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