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L'Usine de l'Energie

Une centrale nucléaire sous-marine signée DCNS

Ludovic Dupin

Publié le

Vidéo DCNS annonce officiellement le lancement d’une étude pour la réalisation d’une centrale nucléaire sous-marine aux cotés d’Areva, d’EDF et du CEA.

Une centrale nucléaire sous-marine signée DCNS © D.R.

A la recherche de relais de croissance pour pallier le déficit de commandes militaires, DCNS a décidé d’exploiter ses compétences dans de nouveaux domaines, en particulier le nucléaire civil.

Formé à l’atome à travers la construction de chaudières de sous-marins nucléaires, DCNS souhaite aujourd’hui créer une centrale nucléaire sous-marine de 50 à 250 MW de puissance, baptisée Flexblue.

Elle se présenterait sous la forme d’un cylindre d’une centaine de mètres de long, de 15 à 20 mètres de diamètre et de 12 000 tonnes. Cette unité sera immergée entre 60 et 100 mètres de profondeur à quelques kilomètres des côtes. Elle permettrait de servir des pays à la recherche de réacteurs nucléaires de petite et moyenne puissance pour quelques centaines de millions d’euros.

Selon Patrick Boissier, PDG de DCNS, « il s’agit d’une source d’énergie sûre, compétitive, sans émission de CO2, modulaire et sans impact sur le paysage ». Il explique que l’immersion a l’avantage de mettre la centrale à l’abri de toute catastrophe naturelle ou action terroriste.

De plus, elle assure la présence d’eau de mer en quantité illimitée pour refroidir le réacteur. Par ailleurs, une fois en fin de vie (au bout de quelques dizaines d’années), la centrale sera  ramenée au chantier naval pour être démantelée, sans accaparer d’espace au sol.

D’un point de vue industriel, Flexblue serait construite en usine et dans les chantiers navals de DCNS puis transportée sur son lieu de production. Avec un tel modèle, DCNS espère que des emplois en France pourraient être assurés dans les usines françaises.

Toutefois, attention, le projet n’en est qu’à sa phase d’étude. DCNS a réfléchi à ce projet en secret pendant 2,5 ans. Le chantier naval va s’associer pendant deux ans à EDF, Areva et au CEA pour approfondir cinq thèmes : le concept technique et industriel, le marché potentiel, la compétitivité (par rapport aux énergies alternatives), la lutte contre la prolifération et la sûreté.

Sur ce dernier point, Patrick Boissier affirme que Flexblue répondra aux normes de sûreté des réacteurs de troisième génération comme l’EPR français d’Areva.

Si cette étape est franchie, DCNS espère qu’un prototype pourrait être construit à partir de 2013 et mis à l’eau en 2016. Patrick Boissier estime « qu’il n’est pas déraisonnable d’espérer que le premier prototype soit utilisé au large des côtes françaises », qu’il s’agisse de côtes métropolitaines ou de celles d’un DOM.

DCNS avait déjà montré ses ambitions dans le nucléaire civil en décrochant des contrats autour des réacteurs français et des EPR. Le groupe naval propose des offres de services (maintenance…) et de fournitures de pièces (échangeurs thermiques, générateurs de vapeurs…).

Le projet Flexblue de DCNS n’est pas sans rappeler celui de centrale nucléaire flottante, développé par le russe Rosatom. Cette barge nucléaire capable de déployer une puissance de 70 MW grâce à deux réacteurs nucléaires. Le premier prototype devrait être mis en service en 2011 et testé en Sibérie.
 


Une centrale nucléaire sous-marine signée DCNS
envoyé par usinenouvelle.

 

 

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