Une belle dynamique en vente et en location

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Dossier "Le marché est nettement reparti à la hausse en 2016", se réjouit Christophe Cougnaud, vice-président de l’ACIM1, l’Association française des constructions industrialisées et modulaires.

Sommaire du dossier

Cougnaud construit son nouveau siège : un bâtilent BEPOS niveau 3

Constructeur de bâtiments modulaires depuis plus de 50 ans, l’entreprise Cougnaud se prépare activement à la RT 2020, la future réglementation pour le bâtiment à énergie positive. “Nous sommes prêts”, explique Christophe Cougnaud, dirigeant de la société, “et nous venons de déposer un permis de construire pour notre nouveau siège à La Roche-sur-Yon (Vendée). Cet immeuble de 4000 m² sera à énergie positive avec un BEPOS niveau 3, et un niveau Carbone 2. Nous visons le label E+C- ; ce sera la vitrine du savoir-faire de Cougnaud.”

En savoir + : www.cougnaud.com

Selon les résultats de l’enquête de marché menée par le cabinet Asterès pour l’ACIM, l’activité dans le domaine de la construction modulaire en est à son cinquième semestre consécutif de hausse et a connu en 2016 son ”plus fort dynamisme depuis 2011”. Après une hausse de 11,4 % au 1er semestre (par rapport au même semestre 2015), le chiffre d’affaires de la profession a continué de progresser au second semestre (+ 6,6 %), soit une croissance annuelle de 8,8 % en 2016 atteignant un montant global de 781 M€. L’activité du secteur de la construction modulaire s’accélère donc, tant sur le segment locatif que sur celui des ventes.


 

Location et vente : les deux segments sont en croissance

2016 aura été en effet une année exceptionnelle pour le locatif. Selon l’étude Asterès, avec une hausse de 7 % au 1er semestre puis de 9 % au second, ”la location de modules a totalement renversé la courbe de maturité qui avait cours depuis fin 2011” (le taux de croissance avait atteint un plancher de 0 % en 2015). Segment historique de l’activité des adhérents de l’ACIM, le locatif redevient donc sa ”locomotive de croissance”. L’année aura été plus volatile pour la partie ventes : si le 1er semestre a été en tous points excellent (+ 18 %), le second s’est avéré plus calme (+ 3 %), ce qui confirme, une fois encore, la forte variabilité de cette activité. Mais au bout du compte, ces résultats prouvent que l’année 2016 a ouvert ”une nouvelle phase, celle de la croissance conjointe des deux segments du marché, la vente et la location, ce qui n’était pas arrivé depuis au moins cinq ans”.

 Industrie et services en tête

Le premier secteur clientdel’association ACIM est celui de l’industrie et des services, qui a représenté 42 % du chiffre d’affaires au second semestre 2016 (en progression de 3%).Viennent ensuite, quasiment ex æquo, le BTP, qui concentre 28% de l’activité (+ 6 %) et les administrations 27 % (+ 13 %), mais avec toujours lemême constat : ”les administrations achètent et le BTP loue…”. L’événementiel reste quant à lui marginal (1 % de l’activité des entreprises ayant répondu à l’enquête).

Prévisions pour 2017 : la continuité positive

”L’année 2017 devrait vraisemblablement se placer dans la continuité de 2016”, estime Christophe Cougnaud. Les anticipations des membres de l’ACIM sont d’ailleurs positives sur les deux segments, peut-être plus marquées à la hausse pour la vente que pour la location, notamment en termes de chiffres d’affaires, de prix et de taux de marge… Côté location, les entreprises interrogées s’attendent en tous cas à une nette progression des investissements.

Un enjeu énergétique primordial

Du point de vue technique, ”l’enjeu énergétique devient un élément primordial de la construction modulaire”, souligne Christophe Cougnaud, en particulier sous la pression de la prochaine RT 2020, la nouvelle réglementation qui imposera bientôt la construction de bâtiments à énergie positive, c’està- dire produisant plus d’énergie qu’ils n’en consomment. ”Nos constructeurs s’adaptent à cette perspective”, indique-t-il, ”et des solutions émergent autour de trois axes : la réduction de l’empreinte carbone, l’intégration de solutions énergétiques plus efficaces (production solaire, isolation thermique trèshautesperformances,systèmes d’éclairage moins énergivores avec la généralisation des LED, etc.), et l’analyseducycle deviedubâtiment, depuis la construction jusqu’à la réhabilitation ou la déconstruction”.

Moins d’empreinte carbone

”Un exemple est donné par les murs àossaturebois,quireprésententune composante efficace de la réduction de l’empreinte carbone”, explique Christophe Cougnaud. Moins coûteux, pluslégerquelebétonetl’acier, le MOB (mur ossature bois) associe, dans une même épaisseur de mur, isolation et résistance structurelle.
Le MOB : une solution propre, rapide et peu énergivore.

 

L’ACIM représente environ 90% des professionnels du secteur.

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