Une année 2011 difficile pour les industriels de la charcuterie

Malgré une consommation en légère hausse, le secteur a connu une érosion de ses marges en 2011, pris en étau entre la grande distribution et l’augmentation du prix du porc.

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Une année 2011 difficile pour les industriels de la charcuterie

"Nous sommes dans une situation que je n’ai jamais connue", a alerté ce mardi 19 juin, Robert Volut, le président de la Fédération française des industriels charcutiers, traiteurs et transformateurs de viandes (Fict). Selon lui, "l’année 2011 a été extrêmement difficile, à cause de l'augmentation des prix du porc et à la pression des grandes surfaces", même si la consommation a résisté.

En 2011, la marge nette moyenne des fabricants de jambons, rillettes, andouillettes et autres saucisses, n'a pas dépassé 1,1%, alors qu’elle était de près de 2 % il y a dix ans et de 3 % il y a 20 ans, a souligné Robert Volut. Selon la fédération, les prix du porc ont bondi de plus de 13% et certaines pièces de découpe ont vu leurs prix s'envoler de 25% à 70 %.

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Poursuite de la concentration du secteur

Cette érosion continue des marges des industriels du secteur devrait entraîner une poursuite la concentration des entreprises, "même si certaines petites PME s’en sortent très bien sur des niches régionales", a expliqué Robert Volut. Le secteur de l’industrie charcutière et transformateurs de la viande ne compte plus désormais que 309 entreprises contre 312 en 2010, dont 67 réalisent 80% de la production totale, pour un chiffre d’affaires de 6,186 milliards d’euros, qualifié de stable. La production totale du secteur des industries charcutières, traiteurs et transformateurs de viandes s'est élevée à 1,221 millions de tonnes en 2011, en baisse de 0,6% par rapport à l'année précédente.
Dans ce contexte, le président de la Fict craint qu’une dizaine d’entreprises du secteur soient placées en redressement judiciaire cette année.

La consommation quant à elle s'est maintenue et a progressé de +0,9% en volume (+2,9% en valeur). "Les consommateurs montrent de plus en plus d'intérêt pour les produits à forte image, comme les marques nationales, marques de distributeurs thématiques et les produits de commerces traditionnels", a ajouté Robert Volut.

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