Quotidien des Usines

Une aide régionale à l'usine Michelin de Cholet en suspens

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La moitié de la somme a été versée à l'usine Michelin de Cholet (Maine-et-Loire) par le conseil régional. Celui-ci entend cependant rediscuter la convention avec l'industriel sur la question des emplois promis.

Une aide régionale à l'usine Michelin de Cholet en suspens © DR

Le conseil régional des Pays de la Loire répond aux élus CGT de l'usine Michelin de Cholet (Maine-et-Loire) au sujet d'une aide de 500 000 euros votée en faveur du groupe en 2011. Celle-ci devait soutenir un programme de R&D et de production de pneumatiques de nouvelle génération. Ce projet, impliquant un investissement de 40 millions d'euros, devait donner lieu à l’installation d’une nouvelle ligne de production et à la création de 108 emplois.

Selon la CGT, la ligne en question provient de l'usine de Bourges (Cher) où des emplois ont été supprimés. "Cette aide n’a pas été apportée sans condition, précise Christophe Clergeau, vice-président de la région Pays-de-la-Loire. La région a en effet amené l’entreprise à s’engager en contrepartie sur la création de 108 emplois nouveaux en CDI, hors transferts éventuels et sur trois ans."

"Les engagements en terme d'emplois n'ont pas été respectés"

A ce jour, un acompte de 250 000 euros a été versé et les discussions se poursuivent sur le solde. "Michelin a sollicité le versement du solde de la subvention à la fin de l'année 2013, poursuit l'élu. Mais nous avons constaté à cette occasion que si les engagements en matière d'investissements sur le site de Cholet ont bien été respectés, les engagements en termes de création d'emplois ne sont pas remplis à ce jour. Nous avons donc refusé de verser le solde de la subvention et avons proposé deux alternatives au groupe Michelin : prolonger la convention d'une année pour lui permettre d'atteindre l'effectif de 1 403 salariés en CDI sur le site de Cholet fixé par celle-ci [ils sont 1 240 CDI aujourd'hui, selon la CGT] ou solder la convention via le remboursement par le groupe de l'acompte versé. Nous sommes aujourd’hui dans l'attente de la réponse du groupe."

Emmanuel Guimard

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