Un trou malvenu dans la Station spatiale internationale

Une microfissure a provoqué la semaine dernière une fuite d'oxygène et une chute de pression sur la Station spatiale internationale (ISS). Après la piste de la météorite, c'est celle du sabotage qui est désormais envisagée.

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Un trou malvenu dans la Station spatiale internationale
La station spatiale internationale pourrait avoir été sabotée intentionnellement

Fuites à bord de l’ISS ! Jeudi 30 août, une microfissure sur un vaisseau Soyouz, amarré à la Station spatiale internationale (ISS), a provoqué une fuite d’oxygène ainsi qu’une chute de pression au sein de cette dernière. Fort heureusement sans aucun danger pour l’équipage.

L’agence spatiale russe Roskosmos a en premier lieu affirmé que cette fissure était probablement due à l’impact d’une micrométéorite, avant de démentir l’information lundi 3 septembre. La piste de l’acte intentionnel est désormais envisagée. En parallèle, tous les vaisseaux Soyouz et Progress vont être passés en revue.

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enquête pour trouver le(s) responsable(s)

Des vérifications ont donc été lancées mardi 4 septembre afin d’identifier les responsables, et de savoir s’il s’agit d’un problème causé sur Terre. Elles ont pour l’instant révélé que qu’une "main hésitante" avait tenté, à plusieurs reprises, de percer un trou dans le Soyouz. Cité par l'agence de presse russe Ria Novosti, Dmitri Rogozine, directeur de Roskosmos, a indiqué qu’il étudiait cette version. "Mais il y a aussi une autre version que nous n'excluons pas : une interférence délibérée dans l'espace."

Également cité par Ria Novosti, l’ancien cosmonaute Maxime Souraïev soupçonne un membre de l’ISS d’avoir troué le vaisseau afin de provoquer un retour sur Terre plus rapide. Une méthode "très indigne" selon lui.

De son côté, l’agence de presse russe TASS cite une source anonyme du secteur spatial, qui explique que, lors de tests au cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, "quelqu'un a pu faire une erreur et prendre peur avant de couvrir la fissure" en se servant d’un produit qui pourrait s’être désintégré dans l'espace.

Ce n’est pas la première fois que le secteur spatial russe subit des déboires ces dernières années. En 2013, une fusée russe avait explosé juste après son lancement, et en 2016, le vaisseau Progress s’était consumé dans l’atmosphère. Cependant, et malgré de fortes tensions entre les deux pays, la Station spatiale internationale reste un des rares secteurs où la Russie et les États-Unis collaborent étroitement.

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