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L'Usine Matières premières

Un sursis de deux mois pour la fonderie KME à Fromelennes

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Confronté à une baisse d'activité, KME France, leader du marché français des produits en cuivre, doit rationnaliser ses sites de production. La fonderie de l'usine de Fromelennes (Ardennes) bénéficie d'un sursis jusqu'au 22 janvier pour assurer sa pérennité.

Un sursis de deux mois pour la fonderie KME à Fromelennes
Fonderie KME Givet - Touret de tubes industriel
© KME

Le sort de la fonderie de l'usine KME de Fromelennes (Ardennes) figurait, le 14 novembre, au siège de Courbevoie (Hauts-de-Seine) à l'ordre du jour du comité central d'établissement du groupe KME France.

Le PDG, Frédéric Weisshar, son DRH, Alessandro Innocenti, et la directrice financière, Anne Morlet, ont fait le point de l'accord de méthode signé le 7 mai 2013 entre la direction et les partenaires sociaux de cette PME, spécialisée dans la fabrication de cuivres finis et semi-finis pour l'industrie et le bâtiment.

Nouveau sursis pour la fonderie

Compte-tenu de la mobilisation du personnel et des objectifs atteints par l'unité ardennaise, l'état-major de KME France a reculé sa réponse, donnant ainsi un nouveau sursis de deux mois aux 290 salariés de la Pointe des Ardennes.

En l'espace de quatre mois et en respectant les paramètres économiques identifiés par les dirigeants, les 60 employés de la fonderie menacée ont, en effet, su relever le défi proposé en parvenant à un gain de productivité de 30 % en passant de 1 000 à 1 300 k/homme/heure. Grâce à une réduction conséquente des coûts de maintenance et de production des billettes de fonderie, à une réorganisation du travail, à une adaptation du personnel à des nouvelles charges de production et aussi à dix dispenses d'activité obtenues par le biais de pré-retraite "maison". La direction a su tenir compte de ces louables efforts.

Perte d'un client anglais

D'autant que ce secteur vital pour la survie de l’entreprise locale a perdu, il y a quinze jours, 30 % de son activité, suite au passage d'une... filiale du groupe KME, l’usine anglaise, YCT, dans le giron de l’entité américaine Mueler Industry. "Un rude coup, car dans l’affaire nous perdons un gros client. Et notre production va ainsi passer de 70 000 tonnes à 45 000 tonnes de billettes" note Rachid Belkebir, représentant de l'intersyndicale CFDT-CGT.

En raison de cette donnée économique inattendue, la fonderie ardennaise, en concurrence interne chez KME avec ses homologues d'Osnabrück (Allemagne) et Fornacci-Di Barga (Italie), doit maintenant se contenter de travailler à 50 % pour sa propre usine de Fromelennes et à 20 % pour l’usine-sœur de Niederbruck (Haut-Rhin). Alors que son potentiel est de 110 000 tonnes, elle est donc largement surcapacitaire. Ce qui a amené les dirigeants de KME France à se donner un temps de réflexion supplémentaire pour décider de l'avenir de l'historique site ardennais.

"Rien n'est gagné mais il y a une lueur d'espoir. D'ici janvier, on va travailler à un plan alternatif pour assurer la survie de l’entreprise. Tout en peaufinant l'indispensable mise aux normes européennes environnementales avec le cabinet Euro Lorraine, le Préfet des Ardennes et la Dreale. Un processus de deux à trois ans dans lequel KME acceptera de s'engager si notre fonderie est sauvegardée", souligne le délégué syndical CGT, Grégory Bertand. Coût estimatif de cette contrainte écologique : entre 500 000 et un million d'euros.

Bilan en janvier

La direction de KME France fera un bilan de toutes ces démarches en janvier prochain. D'ici là, un échéancier d'étapes et de rendus d'analyses a été fixé. Une réunion est aussi programmée au ministère du Redressement productif, le 25 novembre 2013, pour évoquer la filière cuivre en France.

"Si la fonderie n’est pas maintenue à Fromelennes, les capacités de tuberie ne seront pas suffisantes pour maintenir durablement l’activité du site local voire même mettre en péril toute la filière française" préviennent déjà les syndicats.

Les sites de Niederbruck (Haut-Rhin), Boisthorel (Orne) et Besançon (Doubs) seraient impactés par l'abandon de la fonderie ardennaise. 1 200 salariés sont donc suspendus à l'option qui sera prise par le leader du marché français de produits en cuivre qui affiche un déficit de 6 millions d'euros en 2013.

Pascal Remy

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