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Un sursis accordé à Sky Aircraft jusqu'au 16 avril

Elodie Vallerey , , , ,

Publié le

Les salariés de Sky Aircraft, cette filiale de GECI Aviation porteuse du programme aéronautique Skylander, ont obtenu du tribunal de commerce de Briey (Meurthe-et-Moselle) le report du délibéré au 16 avril. A cette date, le projet d'avion lorrain sera sauvé ou enterré.

Un sursis accordé à Sky Aircraft jusqu'au 16 avril © GECI Aviation

Le crash final de Skylander n'aura finalement pas lieu ce 3 avril. Sans offre de reprise ferme et après des mois de sursis accordés à la société Sky Aircraft (GECI Aviation), le sort des désormais 113 salariés porteurs du projet Skylander devait être scellé.

En fin d'après-midi pourtant, le tribunal de commerce de Briey a décidé d'accorder un nouveau délai au repreneur intéressé et de reporter son délibéré définitif au 16 avril prochain.

"La période d'observation de six mois n'est pas prolongée mais nous nous donnons le temps de la réflexion avant de trancher", a commenté le président du tribunal de commerce, selon notre confrère du Républicain Lorrain.

Le seul repreneur connu à ce jour est Hong Kong Aerotechnology (HKA), dont l'absence du PDG, l'ex-cadre de Safran Lionel Potron, lors de l'audience aujourd'hui a été "mal vécue par le personnel de Sky Aircraft". Son offre porte sur la reprise des salariés de Sky Aircraft et le versement de 10 millions de dollars, au titre des garanties financières.

Une somme qui n'a pas été transférée en France selon le tribunal, et qui serait bloquée sur un compte de la Bank of China. Les délégués du personnel de Sky Aircraft ont adressé une demande au "pouvoir politique de se porter caution des 10 millions de dollars" promis par le repreneur de Hong Kong.

Elodie Vallerey

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2 commentaires

Nom profil

06/04/2013 - 17h05 -

Chronique d'une faillite annoncée. Le projet de Geci remonte à plus de 20 ans. La technique est simple, effet d'annonce, chasse aux subventions et faillite puisque la société n'est qu'une coquille vide sans capital qui n'inspire guère confiance à tous les observateurs européens. L'âge de son dirigeant aurait dû inspirer quelques craintes aux élus de la Région Lorraine, ce n'est pas à 58 ans qu'on se lance dans un projet aussi ambitieux, plutôt celui auquel on se prépare une douce retraite...
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Nom profil

04/04/2013 - 11h43 -

Si l'ETAT se porte caution c'est le tonneau des danaides en plein. Des exemples abondent où les pouvoirs publics se portant caution sont obligés tout payer. Dans les moments difficiles les requins sont plus que jamais à l'affût du bon argent public.
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