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L'Usine Santé

Un sage de la cour des comptes pressenti pour moraliser la pharma

Gaëlle Fleitour

Publié le

Exclusif L’Assemblée Générale du Leem, le syndicat des entreprises du médicament, devrait approuver le 8 juin la création d’un comité de "déontovigilance". Christian Lajoux, président du Leem, revient en exclusivité pour L’Usine Nouvelle sur ce comité.

Un sage de la cour des comptes pressenti pour moraliser la pharma © KERBAOL Gaël

L'Usine Nouvelle - Quel sera le rôle de ce comité de "déontovigilance", qui disposera d’un pouvoir de sanction ?
Christian Lajoux - En 2010, le Leem avait lancé une grande réflexion stratégique sur ses missions en tant que collectif d’entreprises. Nous avons eu l’idée de créer un comité de médiation entre les industriels du médicament et la société civile. Depuis l’affaire du Mediator, nous avons envisagé la possibilité qu’il soit aussi un organe disciplinaire. Mais il ne s’agit pas de sa mission principale : ce n’est pas un Conseil de l’Ordre.

Notre objectif est qu’il devienne un outil pédagogique, de recommandations et de réflexions autour de bonnes pratiques, dans l’intérêt du patient. Il pourra également intervenir auprès des industriels pour intégrer l’évolution de la réglementation française suite aux Assises du Médicament, mais aussi les réglementations européenne et internationale. Ce comité se réunira tous les mois avec un ordre du jour, et rendra un rapport au Conseil d’Administration. Désormais, chaque membre du Leem devra en observer les règles.

S'il avait existé, pensez-vous que ce comité aurait permis de réagir plus vite dans l’affaire du Mediator ?
Sur le cas particulier du Mediator, non, car il s’agit d’une affaire des années 1970. A la lecture du rapport de l’Igas, on comprend que ce sont plus des interrogations entre l’Agence du médicament et l’entreprise en question (ndlr : les laboratoires Servier). Mais la réponse est oui dans d’autres cas, notamment de promotions sujettes à question.

Le comité sera majoritairement composé de personnalités extérieures au secteur. En connaissez-vous déjà les noms ?
Nous avons lancé une procédure de candidature à la fois au sein des entreprises du médicament et de notre comité RSE (ndlr : qui réunit un groupe de parties prenantes comme des associations de patients, des lanceurs d’alerte...). Nous lançons également un appel à des personnalités qualifiées dans les domaines scientifiques, juridiques ou déontologiques.

Nous avons déjà reçu des candidatures. Les noms des membres seront connus début septembre, lors de l’installation du comité. Son président sera manifestement une personnalité issue de la magistrature et expert en déontovigilance. Ce pourrait être quelqu’un de la Cour des Comptes...

Propos recueillis par Gaëlle Fleitour

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