Un repreneur chinois pour STX poserait problème affirme DCNS

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Publié le , mis à jour le 17/10/2016 À 14H52

PARIS (Reuters) - Si un groupe chinois présent dans la construction navale militaire reprenait les chantiers navals de Saint-Nazaire, aujourd'hui propriété à 66% du groupe sud-coréen STX, "un problème se poserait ", a dit le PDG du constructeur naval militaire français DCNS, Hervé Guillou, dans une interview publiée lundi.

"Si le repreneur était un groupe chinois présent dans le naval de défense, un problème se poserait. Nous serons donc vigilants", déclare le PDG de DCNS, Hervé Guillou.

Un tribunal sud-coréen doit statuer le 11 novembre sur le sort de STX, placé en redressement judiciaire, et donc sur celui de sa filiale française. L'Etat français détient une minorité de blocage de 33% dans Saint-Nazaire, dont les carnets de commande sont pleins, et veut peser sur le choix d'un repreneur.

Une participation de DCNS à la reprise de STX France aux côtés d'autres groupes fait partie des solutions étudiées. Un partenariat entre DCNS et STX existe déjà pour les coques de porte-hélicoptères de classe Mistral, rappelle le PDG. "Ce partenariat doit impérativement être préservé. Un des scénarios serait de prendre une participation minoritaire dans STX France", explique Hervé Guillou.

"Nous veillerons aussi au profil du repreneur afin que la filiale navale, qui a trouvé un équilibre en France, ne soit pas déstabilisée", ajoute-t-il. "Il serait dangereux de rallumer des guerres fratricides à l'export avec DCNS, Piriou, CMM."

Il estime qu'il existe des "synergies naturelles" entre DCNS et l'italien Fincantieri, avec lequel son groupe a développé les frégates Horizon et Fremm (multimissions). Mais il estime également pouvoir coopérer "sur certains segments" avec le néerlandais Damen, même si c'est un concurrent sur le marché des frégates et des corvettes.

DCNS, qui a gagné récemment un marché de 12 sous-marins pour la marine australienne, veut réaliser 50% de ses ventes à l'international à partir de 2020 et atteindre les cinq milliards d'euros de chiffre d'affaires d'ici 2025, précise le PDG.

Pour Reuters, Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse

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