Un rapport veut transformer les pôles de compétitivité en "usines à croissance"

Sans grande surprise, le rapport d'audit 2012 des pôles de compétitivité publié sur le site competitivite.gouv préconise le prolongement du dispositif jusqu'en 2020.

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Un rapport veut transformer les pôles de compétitivité en

Le rapport d'audit 2012 des pôles de compétitivité, réalisé par les cabinets Erdyn, Technologis et Bearing Point, propose de pérenniser le dispositif mais en transformant les pôles de compétitivité "d'usines à projets" en "usines à croissance". Le rapport prévoit un point d'étape en 2016 et suggère également le maintient d'un fonds unique interministériel (FUI) d'environ 200 millions d'euros par an.

Faut-il conserver 71 pôles ? Les auteurs ne s'avancent pas. En revanche, ils lient clairement la survie des pôles à leur capacité à s'autofinancer à 50%. "Cet objectif doit être impérativement assorti d’une nouvelle échéance bien déterminée (en fonction de la date de création effective des pôles) et de l’arrêt du financement par l’État du pôle qui ne se révèlerait pas capable d’assurer le 'matching' des financements publics par des financements privés équivalents, démontrant ainsi une insuffisante capacité à prouver un 'seuil d’utilité' suffisant pour ses adhérents", écrivent les auteurs. Ils précisent qu'"à court terme, le futur contrat de performance devrait contenir une définition du modèle économique du pôle avec des engagements fermes et un plan de financement (approche "business plan")". Mais ils refusent la pratique des success fees.

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Le bon bilan des pôles ne semble néanmoins pas suffire. Le rapport suggère de transformer les pôles "d'usines à projets" de R&D en "usines à croissance". Pourtant, sur la période 2005-20011, les 2 500 des projets de R&D labellisés par les pôles (1050 financés par l'Etat) auraient généré des innovations, le dépôt d'un millier de brevets, la publication de près de 6 500 articles scientifiques et la création de 93 start-up. Mieux, 66 % des entreprises membres (1300) affirment avoir créé des emplois et plus de 84 % d'en avoir maintenu, selon le rapport.

Pour aider les pôles à transformer R&D en innovation, les auteurs du rapport proposent d'abord de revoir la classification des pôles (mondiaux, à vocation mondiale, nationaux) en les limitant à deux : "pôles de compétitivité internationaux" et "pôles de compétitivité et d’innovation". La terminologie choisie n'est pas très claire, car elle laisserait entendre que les pôles internationaux ne sont plus d'innovation. Mais l'idée générale semble de vouloir lier le niveau d'aides et de financements des gouvernances de l'Etat et des régions au périmètres et à l'impact économique des pôles. D'ailleurs, le rapport dresse trois scénarios des engagements possibles Etats/régions en fonctions des classifications.

Outils de reporting

Enfin, pour transformer les pôles en "usines à croissance" , "les acteurs de l’écosystème fédérés par les pôles doivent désormais accroître leurs efforts pour obtenir encore davantage de résultats commercialisables, à travers une vision complète du cycle du projet", explique le rapport.

Pour ce faire, les auteurs préconisent de mettre en place des outils de "reporting" sur les résultats finaux des projets de R&D des pôles et d'instaurer toute autre mesure pour aider à la mise sur le marché : mobilisation d’instruments d’ingénierie financière au niveau de la démonstration et de la commercialisation. Les contrats de performance des pôles pourraient préciser les actions que
le pôle mène en propre en dehors de son cœur de métier d’émergence de projets collaboratifs de R&D et celles qui sont conduites par d’autres acteurs. Pour les aider, le FUI pourrait aussi "combler le 'gap' des dernières étapes avant mise sur le marché, par exemple avec des avances remboursables". Comme c'est Oséo qui gère le FUI, c'est une technique bien maitrisée.

Mais il ne s'agit que de préconisations. Une phase de concertation devrait être ouverte dans les prochaines semaines par le gouvernement avec les principaux acteurs publics et privés de la politique des pôles de compétitivité. Les modalités ne sont pas encore précisées.

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