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Quotidien des Usines

Un projet de reprise pour Jean Caby, le charcutier en redressement judiciaire à Saint-André-lez-Lille

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Le tribunal de commerce de Lille (Nord) métropole a accordé un sursis à Jean Caby. En redressement depuis décembre 2017, le producteur de saucisses et de charcuterie basé à Saint-André-lez-Lille (Nord) a suscité l’intérêt de repreneurs potentiels. Nouvelle audience le 6 juin.

Un projet de reprise pour Jean Caby, le charcutier en redressement judiciaire à Saint-André-lez-Lille
En redressement depuis décembre 2017, Jean Caby a suscité l’intérêt de repreneurs potentiels.
© Jean Caby

Trois semaines. C’est le délai que les juges du tribunal de commerce de Lille métropole se sont donnés pour étudier le projet de reprise de Jean Caby, le charcutier basé à Saint-André-lez-Lille (Nord), en redressement judiciaire depuis le 4 décembre 2017. Ce projet de reprise a été présenté en dernière minute par des industriels de l’agro-alimentaire, dont le nom n’a pas été révélé à l’issue de l’audience de ce mercredi 16 mai, pourtant présentée comme celle de la dernière chance.

On saura le 6 juin, à la fin de cette période d’observation, si le tribunal de commerce valide le projet de reprise, en lien avec les actionnaires actuels. "Avec ce repreneur de dernière minute, c’est un début d’espoir, nous voyons le bout du tunnel, a confié Mouloud Hamara, délégué syndical CGT, cité par le quotidien Nord éclair. Le tribunal a compris notre angoisse. Il a saisi l’enjeu pour les 240 salariés qui ont toujours travaillé dans la saucisse et se retrouveraient au chômage en cas de liquidation."

Jean Caby tarde à quitter son site historique du centre-ville, vétuste et peu adapté à la croissance de sa production et à ses diversifications. L’industriel prévoit de transférer sa production à Comines, à quelques kilomètres, dans un site moderne qui lui permettra d’importants gains de productivité. Après avoir frôlé la disparition, le leader de la saucisse cocktail investit dans ce projet 35 millions d’euros, un montant proche de son chiffre d’affaires annuel (43 millions d’euros en 2017). L’entreprise dispose d’une bonne notoriété et d’un carnet de commandes plein, mais souffre d’une trésorerie tendue. C’est ce grand écart qui avait conduit le tribunal de commerce de Lille métropole à décider du redressement judiciaire, avec une poursuite d’activité de six mois.

Le futur site industriel, sur 10 000 m², devrait permettre des gains de productivité. Doté d’une forte notoriété et d’un carnet de commandes bien rempli (pour des enseignes comme Mc Donald’s et Ikea, ou pour la grande distribution), le groupe s’est essayé à de nouveaux produits, comme la saucisse barbecue précuite. "On a des clients et des contrats. Il y a de l’espoir. Les juges ont estimé que l’entreprise est viable", assurait Mouloud Hamara en décembre. On saura le 6 juin s’ils ont le même avis.

Mathieu Hébert

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