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Un président à "l'offensive" et ce qu’il faut en retenir pour l’industrie

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Lors de sa rencontre avec la presse le 16 mai, François Hollande a largement développé sa politique économique. Pour ce qui intéresse les industriels, il y a peu de nouvelles annonces mais des précisions sur les futures étapes des mesures d’environnement des entreprises et la promesse de stratégies d’investissements française et européenne.

Un président à l'offensive et ce qu’il faut en retenir pour l’industrie © Elysee.fr

Lors de la deuxième conférence de presse de son quinquennat François Hollande a tenu un langage de vérité sur la situation de la France : "notre économie est à l’arrêt depuis 5 ans". Son devoir est donc d’être, selon ses termes, "à l’offensive".
Quelles sont les initiatives de cette offensive pour ce qui concerne l’industrie ?

Tout d’abord, la réaffirmation de l’enjeu de création d’un environnement favorable à la compétitivité des entreprises. Il a estimé avec le CICE avoir "amorcé ce processus", rappelant qu’il permettrait l’allégement du coût du travail de 4 % en 2013 et 6% en 2014. Mais il ne s’est pas prononcé clairement  sur une étape 2 de ce sujet, évoquant à peine, et au détour d’une question,  le dossier à traiter "du financement de la protection sociale".

choc de simplification

La prochaine étape de la compétitivité est essentiellement contenue dans un effort de simplification que le président a précisé par rapport aux précédentes annonces. Il a promis à brève échéance deux lois qui seront prises par ordonnance : une sur le logement pour favoriser la construction en évitant les recours abusifs et une seconde pour tout ce qui concerne les relations entre les administrations et les entreprises.

"On peut diviser par trois le temps d’implantation de nouvelles activités", a-t-il estimé. Cette loi permettra en effet de considérer que "le silence d’une administration vaudra autorisation et non plus rejet d’un projet". Un engagement d’autant plus attractif que "c’est une réforme structurelle" qui ne coûte rien.

la relance des "investissements d'avenir"

Sur le plan des investissements, le Président a affirmé vouloir recharger le programme des investissements d’avenir. Le premier ministre va présenter à la fin du mois un plan d’investissement pour les 10 ans à venir sur les secteurs du numérique, de la santé, des infrastructures de transport et de la transition énergétique.

Il n’a pas précisé le montant de cette "recharge" en expliquant qu’elle serait alimentée par les crédits européens non utilisés du plan de croissance de juin 2012, le déplafonnement du livret A, la caisse des dépôts, et les cessions de participations.

financements français et européens

Il a également estimé qu’il fallait faire appel aux financements privés français ou à des capitaux étrangers."Nous essayons de faire des fonds liés", a-t-il rappelé. Toujours sur le front du financement des entreprises, il a rappelé les projets déjà évoqués de modification de l’assurance-vie, la création d’un PEA-PME et l’imposition révisée des plus-values mobilières. "Quand les investisseurs mettent leur argent dans les entreprises, dans l’emploi, ils prennent un risque. Il n’y a pas de zig-zag, il n’y aura pas d’aller-retour", a-t-il promis prenant en compte le besoin de stabilité de la fiscalité.

Enfin au-delà de la stratégie d’investissement française, le Président qui a mis sur la table une initiative pour renforcer l’intégration politique des pays de la zone euro a évoqué une stratégie d’investissement européenne sur de "nouvelles industries". Son financement reste flou. Il passe probablement pour lui par un emprunt mutualisé puisqu’il a remis le couvert sur le sujet des eurobonds.

"La zone euro doit avoir une capacité à lever de l’emprunt." Mais il sait que les pays du Nord, Allemagne en tête, n’accepteront jamais ce principe de solidarité sans une plus grande intégration économique. Hier, il a clairement fait un pas dans cette direction.

Anne-Sophie Bellaiche

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