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L'Usine de l'Energie

Un port français sera reconverti en mâtier éolien offshore

Publié le

Un chantier naval français pourrait devenir un atelier de fabrication de mâts éoliens offshore, a appris l’Usine Nouvelle.com en marge d’une conférence de presse organisée par Siag, Repower et Eole Rès sur le site Siag du Creusot.

Un port français sera reconverti en mâtier éolien offshore © technip / StatoilHydro

S’il aboutissait, le projet de reconversion redonnerait le sourire aux salariés inquiets des chantiers navals de la côte Atlantique. La création d’une nouvelle usine de fabrication de mâts d’éoliennes offshore sur le territoire français pourrait en effet  se concrétiser fin 2011. L’idée a été évoquée à demi-mots par les représentants du fabricant allemand de mats Siag et le fabricant allemand de turbines d’éoliennes Repower, qui cherchent des fonds publics et un partenaire industriel pour matérialiser leurs plans. Présents sur le site Siag du Creusot hier mercredi, ces derniers donnaient à voir l’atelier de fabrication de mâts terrestres en activité, qui livre en ce moment les 26 éoliennes du plateau de Langres, développé par le français Eole Res.

Repower, catalyseur

« Nous sommes les dixièmes mondiaux sur le marché de l’éolien terrestre. Dans l’éolien marin en revanche, nous faisons partie des trois sociétés aujourd’hui capables de faire des grands parcs », souligne Olivier Perot, directeur général de Repower France. « La France a des positions de départ excellentes. Infrastructures navales, portuaires, compétences en ingénierie et en mécanique : les compétences sont là pour se positionner aussi vite que la Grande-Bretagne et la Belgique », lance-t-il, enthousiaste, avant d’ajouter : « Repower est prêt à jouer un rôle de catalyseur dans ce domaine ».
La future usine devrait nécessairement se trouver sur la façade Atlantique. Et ce pour des raisons logistiques. « Les mâts offshore ne sont pas transportables sur route, car les dimensions sont trop grandes », indique-t-on chez Siag. Les fabriquer sur un port permet les charger directement sur bateau, en direction de la ferme éolienne marine souhaitée. 

Saint-Nazaire aux premières loges


Dès lors, le port de Dunkerque, celui du Havre, ou celui de Saint-Nazaire sont les principales localisations possibles en France. D’autant que les turbines offshore de Repower sont fabriquées dans le port de Brême, et que les potentiels champs éoliens marins se situent plutôt au nord des côtes. L’industriel recherché pour ce projet apporterait des capitaux, ses murs et ses ressources humaines, tandis que Siag apporterait son savoir-faire dans la fabrication de mâts en acier et formerait les équipes.

Le mâtier allemand n'en est pas à sa première expérience : en effet, l'entreprise reconvertit actuellement un chantier naval à l’éolien offshore en Allemagne. Les métallurgistes y finalisent les dernières commandes de bateaux, mais très bientôt, ces derniers se frotteront à la fabrication de mâts d’éoliennes marines. Cette opération est toute récente : l'acquisition date de mars dernier, et se déroule à deux pas du port de Brême sur le site d'Emden. Quant aux effectifs, il sont massifs : 700 salariés y sont présents, soit sept fois plus que dans les ateliers du Creusot pour l’éolien terrestre. C'est dire si le marché de l'éolien en mer semble prometteur pour Repower et Siag, qui souhaitent aujourd'hui tenter la démarche en France.

A Saint-Nazaire, STX pourrait se trouver intéressé par cette opportunité de reconversion. Depuis plusieurs mois, la situation délicate du chantier fait déjà réfléchir la cité navale : pour rebondir, la ville et son estuaire parient sur d'autres projets dont l’éolien offshore, rapportait l’Usine Nouvelle  dès le 10 mai dernier.  «Nous disposons de moyens dont des bassins, des bords à quai pour le montage, la manutention, l’embarquement, la possibilité d’héberger les bateaux de servitude. Nous avons des compétences en usinage, montage, électricité, roulage de tôles », énumérait Pierre-Georges Castelnerac, porte-parole de Néopolia, une association de 105 entreprises sous-traitantes de Saint-Nazaire. « Des discussions ont été engagées », indique Repower, estimant qu’il est bien tôt pour juger du succès de l’entreprise.

L'appel d'offres du gouvernement dans la boucle

Repower et Siag ont un ultime atout dans leur manche. Le projet d’usine de mâts a d’autant plus de chances d’aboutir qu’il compte sur l’activisme du gouvernement français. Alors que l’éolien terrestre était âprement discuté lors des débats du Grenelle 2, le ministre de l’environnement Jean-Louis Borloo a en effet annoncé les 5 mai des appels d’offres pour l’éolien en mer. Des appels « destinés à susciter l’émergence d’une nouvelle industrie verte créatrice d’emplois ». Le premier sera lancé en octobre pour une production globale de 3.000 MW d’électricité (la France s’est engagée à produire 6.000 MW d’énergies marines renouvelables d'ici à 2020). Repower laisse entendre qu'il fignole son dossier : le gouvernement se donne un an pour choisir les lauréats. Parmi les critères de sélection, les opérateurs industriels qui se portent candidats devront prouver qu’ils contribuent au développement de la filière et qu’ils mobilisent un tissu industriel local. Le projet de Siag et de Repower semble réunir toutes les conditions pour décoller. 
 

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1 commentaire

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04/06/2010 - 20h53 -

Bonjour ,,, s'ils fabriquent des éoliennes flottantes pour mettre a 20 miles ça sera la prospérité sinon ça sera la misère ...et encore des subventions pour rien !!!! car les Français ne laisseront pas les promoteurs , ni les politiques massacrer leur capital paysage !!!! .
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