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L'Usine Santé

Un polymère anti hémorragie

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Injecté par intraveineuse, un polymère de synthèse se propage sans inconvénient dans le corps jusqu’au moment où il rencontre une blessure interne ou ignorée. Sur laquelle il agit immédiatement pour stopper l’écoulement du sang. Un nouveau traitement hémostatique - testé pour l’instant sur de petits animaux - qui pourrait à terme sauver de nombreuses vies.

Un polymère anti hémorragie © D.R.

Avec un polymère de synthèse, des chercheurs de l’Université de Washington (Seattle, États-Unis) ont trouvé un moyen de stopper les hémorragies internes. Et d’assurer ainsi la survie de nombreux blessés qui souvent meurent avant d’avoir pu recevoir des soins.

Le nouveau traitement, qui a passé des premiers essais précliniques sur des rats, s’inspire du mécanisme naturel de la coagulation du sang, tout en s’affranchissant de ses faiblesses. Quand un saignement se produit dans le corps, les plaquettes s’agglutinent pour former un " bouchon", qui est renforcé par un réseau de fibres (une protéine, la fibrine). Ensuite, une enzyme - le facteur XIII - se charge d’interconnecter ces fibres, ce qui renforce encore le caillot. Le polymère inventé par les chercheurs américains, PolyStat, s’inspire du facteur XIII.

pas de risque de caillot

Comme son modèle naturel, PolyStat se charge de renforcer le réseau de fibres qui maintient le caillot, fragilisé sous la pression de l’écoulement sanguin. Mais à la différence du facteur XIII, il n’est pas ciblé et dégradé par certaines enzymes produites en quantité dans le corps en cas de traumatismes. De plus, PolyStat n’agit spécifiquement que sur une blessure, et ne risque pas de créer des caillots dangereux dans d’autres parties du corps. Enfin, par rapport à d’autres traitements hémostatiques, le polymère de synthèse est plus simple à stocker que des produits sanguins, et sans risque de contamination.

C’est ce qu’ont pu observer les chercheurs en testant leur molécule sur des rats. D’autres études précliniques seront nécessaires sur des animaux de plus grande taille. L’équipe de l’université de Washington étudie par ailleurs l’utilisation de leur polymère pour le traitement de l’hémophilie, ainsi que son intégration dans des bandages.

Thierry Lucas

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