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Un plan pour placer la France en leader de la robotique de service

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Avec "France robots initiatives", le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, veut structurer une filière et donner le coup de pouce financier pour placer la France parmi les nations majeures de la robotique de service.

Un plan pour placer la France en leader de la robotique de service © WebWizzard - Flickr - C.C.

Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a annoncé le mardi 19 mars le plan "France robots initiatives" à l’issue de sa visite inaugurale du salon Innorobo de Lyon. Avec son habituelle faconde, il a appelé à la mobilisation en faveur de la filière robotique : "La robotique est la prochaine frontière de la révolution économique. La France doit devenir le leader mondial de la robotique. Nous avons de nombreux atouts : une recherche parmi les plus fertiles du monde avec le CEA, l’Inria, les Mines, Supelec, des pôles de compétitivité, des ETI de pointe comme Recif Technologies, BA-Systems ou ECA Robotics, les grands groupes EADS, Thales et EDF, des pépites avec Aldebaran Robotics, Induct, RB3D, Robosoft. Ce ne sont que des exemples, je ne peux pas citer tout le monde."

Création du fonds sectoriel Robolution Capital

Ce plan passe par des actions et des aides financières, nouvelles ou réorientées spécifiquement vers la filière robotique, tel le Fonds national pour la société numérique-PME qui "sera particulièrement sensibilisé au soutien des entreprises de la robotique". Plus tangible, la création du fonds sectoriel Robolution Capital lancé par Orkos Capital et soutenu par la Caisse des dépôts et consignations. Ce premier fonds de capital-risque dédié à la robotique de service a pour objectif d’atteindre 60 millions d’euros, dont 15 millions pour la Caisse des dépôts. L’Etat va d’autre part mobiliser l’achat public par l’intermédiaire d’appels à projets en y consacrant 10 millions d’euros.

250 entreprises seront également sélectionnées pour recevoir une aide à la robotisation, avec un programme portant au total sur 33 millions d’euros, dont 4,3 millions au titre des investissements d’avenir. Ce projet, Robot Start PME, sera déployé par le Symop (Syndicat des machines et technologies de production), avec l’aide du Cetim et du CEA-List. Il comprendra une phase de diagnostic et de conseil, une aide équivalent à 10% de l’investissement et un bilan pour évaluer les gains de productivité. Enfin, un deuxième programme sera mis en place, qui ciblera particulièrement la sous-traitance automobile. "Il faut mettre la robotique au service de la compétitivité de nos entreprises, répète Arnaud Montebourg. Les robots permettent la relocalisation du travail en France."

Féderer la filière

L’autre objectif, au-delà des aides, est de fédérer la filière. Des états généraux de la robotique seront organisés chaque année et seront précédés dans chaque région de travaux préparatoires synthétisés sous la forme de "cahiers d’innovation". Cela n’empêchera pas les structures les plus actives dans le domaine de la robotique de conserver leur autonomie : les deux syndicats professionnels Syrobo (robotique de service) et Symop, Cap robotique, une sous-filière de Cap digital, et le Groupe de recherche robotique. Le plan cherchera donc à mettre en place des coopérations renforcées...

Cinq domaines prioritaires ont été définis pour améliorer l’efficacité du plan : transport et logistique, défense et sécurité, environnement, machines intelligentes, assistance à la personne. Mais il faudra auparavant valider ces différents axes et élaborer un plan d’action dans le cadre du Comité robotique "filière de demain". Heureusement, les nombreux exposants français du salon Innorobo n’ont pas attendu ces validations pour développer dans l’enthousiasme les robots de service de demain !

Patrice Desmedt

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