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Un peu de répit pour GM&S Industry grâce aux commandes de Renault et PSA

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Publié le , mis à jour le 22/05/2017 À 06H40

PARIS (Reuters) - Sous la pression du ministère de l'Economie, Bruno Le Maire, les constructeurs automobiles français PSA et Renault se sont finalement engagés dimanche 21 mai à augmenter leurs commandes auprès de l'équipementier GM&S Industry de la Souterraine (Creuse), menacé de liquidation judiciaire.

Un peu de répit pour GM&S Industry grâce aux commandes de Renault et PSA
Le ministère de l"Economie a annoncé dimanche que les constructeurs automobiles français PSA et Renault s"étaient engagés à augmenter leurs commandes auprès de l"équipementier GM&S Industry de la Souterraine (Creuse) afin d"assurer la continuité de l"exploitation. Le groupe PSA pourrait supprimer jusqu'à 2.000 emplois supplémentaires en France au titre de 2017, ont annoncé deux syndicats du groupe automobile, qui poursuit ainsi les réductions d'effectifs qu'il a engagées depuis plusieurs années. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen
© Jacky Naegelen / Reuters

Alors que les premières négociations qui se sont tenues mi-mai n'ont pas abouti, Bruno Le Maire a finalement obtenu des engagements supplémentaires de la part des constructeurs dimanche 21 mai.

Le nouveau ministre de l'Economie s'est entretenu durant le week-end avec le PDG de Renault, Carlos Ghosn, et le président du directoire de PSA, Carlos Tavares. "Il leur a demandé de s’engager sur un montant de commandes supplémentaires permettant la continuité de l’exploitation de l’entreprise et la poursuite des discussions avec les repreneurs", précisent dimanche les services de Bercy dans un communiqué.

"Le groupe PSA s’est engagé à augmenter ses commandes de 10 à 12 millions d’euros. Le groupe Renault s’est engagé pour sa part à doubler ses commandes pour les porter de 5 à 10 millions d’euros", indiquent-ils. "Ces engagements permettront d’atteindre un niveau de chiffre d’affaires sur 2017 proche de 25 millions d’euros, et rendent possible la continuité de l’exploitation et la poursuite des discussions sur la reprise de l’entreprise", ajoutent-ils.

Bruno Le Maire, critiqué par son parti Les Républicains pour avoir "pactisé" avec Emmanuel Macron, avait promis vendredi aux représentants syndicaux du site de la Souterraine, reçus à Bercy, de "déployer tous les efforts nécessaires" auprès des deux groupes, qui représentent 65% du carnet de commandes de GM&S Industry, d'ici au 23 mai.

Le tribunal de commerce doit rendre une décision mardi

Le tribunal de commerce de Poitiers (Vienne) doit se prononcer mardi sur une éventuelle liquidation pour cette entreprise qui emploie 277 salariés. Les syndicats espèrent que le tribunal repoussera sa décision d'un mois pour laisser aux repreneurs potentiels, GMD et Magneto, le temps de formuler une offre.

Des salariés occupent le site depuis le 11 mai dernier et disent l'avoir "piégé" avec des bonbonnes de gaz et des bidons d'essence. Ils ont aussi détruit du matériel.

Bruno Le Maire rappelle, selon le communiqué de Bercy, que l’entreprise devra adapter son organisation afin de gagner davantage en compétitivité.

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, avait déclaré mercredi sur BFM TV que le dossier de la Souterraine serait "un des dossiers prioritaires" du gouvernement.

Pour Reuters, Sophie Louet

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