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L'Usine de l'Energie

[Vidéo] Les États-Unis accusent l'Iran d'"attaques" après les avaries suspectes de deux pétroliers

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Publié le , mis à jour le 14/06/2019 À 07H18

"L'Iran est responsable des attaques" de deux pétroliers en mer d'Oman, ont dénoncé les États-Unis jeudi 13 juin. Après les avaries suspectes des deux navires, le pétrole a vu ses cours augmenter dans un contexte de tension géopolitique qui pèse sur le prix du baril. L'Iran a démenti les accusations américaines.

[Vidéo] Les États-Unis accusent l'Iran d'attaques après les avaries suspectes de deux pétroliers
Un incendie s'est déclaré dans la salle des moteurs d'un des deux pétroliers. /Photo prise le 13 juin 2019/REUTERS/ISNA
© Handout .

Deux pétroliers ont subi des avaries suspectes jeudi 13 juin en mer d'Oman près du détroit d'Ormuz, ont fait savoir leurs compagnies. L'événement a été suivi d'une flambée de 4% des cours du pétrole, un mois après un incident similaire. Le Front Altair et le Kokuka Courageous, qui sont respectivement sous pavillon des îles Marshall et du Panama, ont été évacués et leurs équipages sont en sécurité, dit-on de sources maritimes.

Les incidents du 13 juin ont provoqué une forte hausse des cours du baril de Brent qui progressait de 2,87% à 61,69 dollars, et de ceux du brut léger américain qui gagnait 2,85% à 52,60 dollars vers 14h00 GMT.

Tensions entre l'Iran et les États-Unis

L'événement a également ravivé les tensions entre les États-Unis et l'Iran. Le 13 mai, quatre navires de commerce ont déjà été les cibles d'"actes de sabotage" présumés. Selon Ryad et Washington, ces incidents sont dus à des mines iraniennes, ce que Téhéran dément.

Jeudi 13 juin, lors d'une allocution, le secrétaire d'État américain a directement mis en cause la République islamique après ces nouvelles avaries suspectes. "Le gouvernement des États-Unis estime que la République islamique d'Iran est responsable des attaques de ce jour en mer d'Oman", a déclaré Mike Pompeo en évoquant des informations récoltées par les services de renseignement américains.

Vendredi 14 juin, le porte-parole iranien des Affaires étrangères a réagi dans un communiqué pour dénoncer des "accusations sans fondement des Américains". Il a également rappelé que des secouristes iraniens avaient "sauvé" l'équipage des deux pétroliers en difficulté.

Une zone clef pour le transit du pétrole

Les cuves du Front Altair contiennent de la naphte et celles du Kokuka Courageous du méthane. CPC, l'armateur taiwanais du Front Altair, dit penser que le pétrolier a été touché par une torpille. Selon le président de Kokuka Sangyo, propriétaire du Kokuka Courageous, le navire a été attaqué à deux reprises en l'espace de trois heures et un incendie s'est déclaré dans la salle des moteurs.

Un cinquième de la demande mondiale de pétrole transite par le détroit d'Ormuz. "Il faut se rappeler que 30% de la flotte pétrolière mondiale passe par le détroit [d'Ormuz]. Si les eaux cessent d'être sûres, c'est l'approvisionnement de tout le monde occidental qui est en péril", a déclaré Paolo d'Amico, président d'Intertanko, une fédération de transporteurs pétroliers.

44 personnes repêchées par l'Iran

L'agence de presse iranienne Irna a indiqué que 44 membres d'équipage des deux pétroliers endommagés le 13 juin ont été repêchés en mer d'Oman par des secouristes iraniens et débarqués dans des ports de la République islamique.

Plusieurs images de l'incident ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux, bien que leur authenticité ne soit pas encore confirmée.

La cinquième flotte américaine basée à Bahreïn a annoncé de son côté avoir reçu deux appels de détresse. "Nous sommes au courant de l'attaque de pétroliers en mer d'Oman. Les forces navales américaines de la région ont reçu deux appels de détresse distincts, l'un à 06h12 heure locale et l'autre à 07h00", a déclaré son porte-parole Joshua Frey.

Le centre britannique des Opérations commerciales maritimes, qui dépend de la Royal Navy, a lui aussi fait état d'un incident de navigation en mer d'Oman.

Avec Reuters (Shadia Nasralla, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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