Un pacte de responsabilité à 250 millions d'euros pour les brasseurs

Les Brasseurs de France promettent d’investir 250 millions d’euros en France et recruter 800 personnes d’ici à 2017 en échange d’une baisse des charges sociales promise par François Hollande.

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Un pacte de responsabilité à 250 millions d'euros pour les brasseurs

Elle a le mérite d’être la première proposition dans la filière agroalimentaire en matière de pacte de responsabilité cher au président de la République, François Hollande. Mais du fait de sa précocité, la proposition de Brasseurs de France comporte encore quelques zones de flou. La filière brassicole française, qui réunit quelques 550 brasseries et représente 65 000 emplois, propose un triple engagement au gouvernement.

Le secteur promet d’investir 250 millions d’euros dans l’outil productif et recruter 800 personnes en France, dont la moitié en remplacement, d’ici à 2017. A condition notamment que "l’engagement de François Hollande le 14 janvier de baisser les charges sociales des entreprises soit respecté, lors de sa future traduction législative", a affirmé le 18 février Philippe Vasseur, le président des Brasseurs de France. Pour lui, il est encore trop tôt pour estimer le montant que représenterait la baisse des charges pour la filière, tant que des précisions n’ont pas été données par le gouvernement.

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Un label Brasseurs de France

Les brasseurs promettent de s’engager également "à renforcer le rôle des entreprises dans la prévention et l’éducation", face à une augmentation du phénomène d’ivresse ponctuelle chez les jeunes. Enfin, la filière souhaite créer un label "Brasseurs de France" pour valoriser le patrimoine de la bière, tout en l’associant à une formation qualifiante et diplômante. Et c’est là, que le bât blesse. Ce label sera-t-il réservé aux seuls fabricants qui produisent sur le sol français ? Rien n’est moins sûr. "Nous sommes en amont de notre réflexion", a reconnu Philippe Vasseur, qui ne souhaite pas trancher pour l’heure, face à des adhérents de la fédération, comme AB InBev, qui ne produisent pas dans l’Hexagone.

En attendant, la fédération souhaite que ce label soit associé à un respect des normes sanitaires, éthiques et de traçabilité, face à l’émergence de nombreuses microbrasseries sur le territoire. La fédération - qui pourrait très bien créer ce label seule, comme le font d’autres secteurs, notamment dans les viandes - souhaite y associer le ministère de l’Education nationale, pour faire reconnaître les formations déjà existantes dans le secteur.

Adrien Cahuzac

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