Un nouveau poids lourd de la pharmacie. Alstom va pouvoir souffler. Boeing conjure le mauvais sort. Raffarin veut apporter de l'argent aux PME...

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Un nouveau poids lourd de la pharmacie. Tous vos quotidiens reviennent sur la création à l'arraché, du futur numéro trois mondial, derrière Pfizer et GlaxoSmithKline. Pari tenu pour Sanofi, note Les Echos, avec la bénédiction de la Commission européenne qui a donné son aval hier. Le Financial Times préfère noter la montée des critiques, sur l'interventionnisme du gouvernement français. Le nouvel ensemble devrait dépasser les 25 milliards de chiffre d'affaires, pour un résultat net d'un peu plus de 4 milliards et une capitalisation boursière de 88 milliards. Le projet industriel, l'intégration de 100.000 employés, le cours de bourse, le financement de la recherche, de nombreuses écueils attendent maintenant le géant européen.

Alstom va pouvoir souffler. Les banques ont accordé au groupe présidé par Patrick Kron un répit pour renégocier ses conditions de crédits et son endettement, relève La Tribune, alors que le spécialiste des transports et de l'énergie a signé de nombreux contrats depuis plusieurs semaines. Ce sont notamment la construction ferroviaire et la construction navale qui ont regarni le carnet de commandes. Le tour de table risque d'évoluer, l'entrée d'Areva dans le capital est toujours à l'étude, tandis que l'Etat et les banques pourraient convertir une partie de leurs créances en capital.

Boeing conjure le mauvais sort. La compagnie japonaise All Nippon Airways a passé une commande record de 50 appareils 7E7 au constructeur de Seattle. Englué depuis des mois dans des scandale à répétition à propos de contrats truqués avec le Pentagone, rattrapé par son rival européen Airbus, l'avionneur américain va pouvoir industrialiser son nouveau biréacteur de 200 à 300 places, indiquent La Tribune et le Financial Times. C'est un contrat de 6 milliards de dollars qui tombe à point pour Boeing, celui-ci n'avait pas lancé de nouvel avion depuis 1990 avec le modèle 777. Les motorisations n'ont pas encore été arrêtées, mais les livraisons devraient intervenir à partir de 2008.

Raffarin veut apporter de l'argent aux PME. Le premier ministre a annoncé de nouvelles mesures en faveur de l'attractivité de la France pour les investisseurs étrangers, notamment de simplifications administratives et des mesures fiscales pour les expatriés. Il souhaiterait également drainer des financements vers le capital-risque et la recherche dans les PME, rapporte La Tribune. Le ministre de l'Economie et des Finances est chargé de faire des propositions pour réorienter un partie de l'assurance-vie, qui réalise toujours des collectes records, vers des placements en actions à risques. C'est le début de la réforme des contrats DSK.

Alcatel se désengage du mobile. Le Fabricant français vend sa branche téléphones mobiles au numéro deux chinois TCL. Il cherchait depuis 2001 à adosser ses terminaux à un partenaire, ses parts de marché mondial ne cessant de s'éroder - elles sont tombées de 4,7 % en 2000 à 1,4 % en 2003 - Le nouvel ensemble sera détenu à 45 % par le français, qui apportera 45 millions d'euros, et à 55 % par le chinois qui apportera 55 millions en cash. Il ambitionne de devenir l'un des cinq premiers industriels du secteur dans les prochaines années. Les deux groupes ont écoulé à eux deux 18 millions de terminaux en 2003, note La Tribune.

EADS inquiet du budget de la Défense. Les gels de crédits et les restrictions budgétaires ayant été entérinés, Philippe Camus, coprésident du constructeur d'aéronautique et de défense européen s'inquiète de leurs répercussions sur les crédits d'équipement. Il estime plutôt nécessaire un rattrapage des dépenses dans les équipements militaires. Dans un entretien aux Echos, il dessine les ambitions de son groupe dans le secteur de la défense, et se déclare confiant dans le déroulement du programme A380, qui vise maintenant des commandes sur le grand marché asiatique, Chine et Japon.

Mitsubishi appelle ses compatriotes à l'aide. Après la défection de son actionnaire DaimlerChrysler, refusant de participer au plan de sauvetage de près de 2 milliards d'euros, la crise s'amplifie chez le constructeur nippon, souligne le Financial Times. Rolf Eckrodt, son PDG allemand a démissionné hier. Le groupe japonais cherche auprès d'entreprises nationales le soutien pour une recapitalisation qui pourrait dépasser 5 milliards d'euros. L'autre allié asiatique de l'allemand, Hyundai, envisagerait par ailleurs de reconsidérer son partenariat, avec la marque à l'étoile.


Didier RAGU

A demain !



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