Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Un mois après les évènements, les affaires reprennent en Tunisie

Publié le

La vie des entreprises françaises a retrouvé un cours normal. Gouvernement et sociétés multiplient les signes vers un renforcement des relations économiques dans le pays.

Un mois après les évènements, les affaires reprennent en Tunisie © Flick'r

« L’activité a complètement repris », assure Patrick Guérinel, à la tête du groupe BSE Electronic, entreprise de sous-traitance spécialisée dans l’électronique qui dispose d’un site en Tunisie.

Pour rassurer ses clients pour lesquels une partie des fabrications est réalisée dans cette filiale, le groupe leur a adressés un courrier assurant que le site fonctionne de nouveau normalement. « Les seuls risques identifiés résiduels seraient des grèves au sein des institutions publiques ou dans les ports », précise le document.

Selon le dirigeant, « ce qui a surtout perturbé les activités de l’entreprise, c’est la grève des dockers français, plus que la révolution elle-même ». Au total, l’activité n’a été arrêtée que pendant quatre jours, et l’usine a fonctionné à 60% de ses capacités entre le 13 janvier et le 4 février. « Le groupe met tout en œuvre pour rattraper le retard partiel dans les livraisons », assure le patron.

Redémarrage plus sûr qu’en Egypte

Du côté d’Alstom, le retour à la normale est en cours, selon un porte-parole. « Les équipes sont de retour sur place depuis début février et l’activité reprend peu à peu », commente-t-on sans davantage de détails. Pour le groupe Total, le nécessaire a « toujours été fait pour continuer d’approvisionner les clients et assurer la sécurité des lieux et des collaborateurs expatriés ou locaux ». Autant de situations qui rejoignent celle du groupe AFC Industrie, interrogée il y a quelques jours par L’Usine Nouvelle.

Elles correspondent aussi aux prévisions du Fonds monétaire international (FMI), qui estime le 17 février que les perspectives économiques sont plus sûres en Tunisie qu’en Egypte. « Les autorités tunisiennes elles-mêmes ont dit qu’elles prévoyaient une croissance pour leur économie de 2 à 3% cette année, précise  un dirigeant du Fonds monétaire international, Masood Ahmed. De notre point de vue, cela semble une prévision très raisonnable ». Selon le FMI, le pays dispose d’atouts économiques, notamment son ouverture au commerce international ou son implantation sur les marchés européens.

Medef et gouvernement sur place

Parmi ces partenaires économiques historiques, la France fait bonne figure et multiplie les messages en direction de la Tunisie. Objectif :  renforcer les liens économiques entre les deux pays. La présidente du Medef, Laurence Parisot, a réclamé au gouvernement français une impulsion forte pour resserrer les liens économiques avec la Tunisie de l’après Ben Ali. 

Elle devrait d’ailleurs se rendre sur place dans les deux mois avec une délégation de chefs d’entreprises françaises présentes dans le pays. « C’est le meilleur rapport que nous pouvons faire pour cette génération en train d’émerger pour les garantir la démocratie », a –t-elle expliqué. Elle demande aussi que la France envoie rapidement un responsable sur place, à l’instar des Etats-Unis ou de l’Allemagne. « C’est un signal important dont nous avons besoin », assure-t-elle.

Du côté du gouvernement, la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, se rendra sur place le 22 février avec Laurent Wauquiez, en charge des affaires européennes. « L’occasion de rappeler l’appui de la France au développement économique du pays », assure-t-on dans l’entourage des ministères. Ce déplacement fait partie de la volonté du président de la République, Nicolas Sarkozy, de faire de la France une aide de premier rang pour la Tunisie.

Pour y parvenir, le gouvernement a mis en place un plan d’action comprenant trois priorités : l’accompagnement du pays pour la mise en place de la démocratie, de l’Etat de droit et de la lutte contre la corruption, la modernisation de l’économie et le renforcement des contacts entre les sociétés civiles. Ce plan sera soumis aux autorités tunisiennes par le nouvel ambassadeur de France, Boris Boillon.

 

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle