Economie

Un jeune diplômé suisse veut gagner cinq fois plus que son confrère polonais

Christophe Bys ,

Publié le

En Europe, les espérances de salaires des jeunes dîplomés varie du simple au quintuple selon leur nationalité. En passant au scan 100 000 jeunes diplômés le cabinet Universum révèle des attentes très différentes en termes de salaires, mais aussi de secteurs d’activités. 

Un jeune diplômé suisse veut gagner cinq fois plus que son confrère polonais © Poolie - Flickr - C.C.

Pas de doute l’Europe sociale n’est pas un espace homogène. Et les différences de salaires ne concernent pas que les travailleurs manuels de la construction ou de l’agroalimentaire qui ont fait de l’objet de débat, lundi 9 décembre, à Bruxelles lors d’une réunion sur la directive "travailleurs détachés". Les jeunes diplômés ont des espérances de salaires très variées et en phase avec les niveaux de rémunération de leur pays.

Selon le cabinet Universum *  qui a interrogé plus de 100 000 étudiants en commerce et ingéniérie, les étudiants suisses ressortent comme les plus gourmands avec 5 350 euros de salaire mensuel moyen espéré, devant les Allemands et leurs attentes à 3260 euros. Français et Britanniques se contenteraient respectivement d’une rémunération de 2 800 et 2 760 euros.

La force de la crise est passée par là : les jeunes Italiens et Espagnols attendent un salaire de seulement 1 500 euros, tandis que les étudiants venus de l’Est se révèlent les plus sages. Les jeunes Polonais comptent obtenir 700 euros. Ces niveaux reflètent la situation des marchés du travail dans les différents pays européens et les pratiques salariales observées.

Des attirances sélectives pour les secteurs d’activités aussi  

La nationalité des étudiants a aussi une incidence sur leurs préférences. Sur la seule population Ingénieurs, le secteur de la production ressort comme le chouchou des Polonais, Espagnols et des Britanniques. Les Autrichiens sont plus attirés par la construction, les Français par l’aérospatial et la défense, les Allemands par l’automobile quand les jeunes Suisses plébiscitent le secteur des logiciels et des services informatiques.

Universum interroge également les étudiants sur les critères qui fondent leurs préférences. Loin des idées reçues, "seuls les Français continuent à privilégier la carrière à l’international" notent les auteurs de l’étude, remarquant que les jeunes Italiens préfèrent la sécurité de l’emploi. Tout comme les Britanniques. Un comble pour les sujets de sa très grâcieuse majesté pourtant réputés pour leur supposé libéralisme. Les Hollandais et les Espagnols recherchent eux une ambiance "entrepreunariale". 

En revanche, les étudiants européens sont unanimes sur un point. Leur premier objectif est d’assurer l’équilibre entre leur vie privé et leur vie professionnelle.  

Christophe Bys

(*) Universum revendique avoir interrogé plus de 100 000 jeunes diplômés venus de 10 pays : Allemagne, France, Royaume-Uni, Russie, Italie, Espagne, Pays Bas, Suisse, Pologne et Autriche

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte