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Un ingénieur aujourd'hui, c'est...

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Les facettes du métier d’ingénieur sont multiples et parfois difficiles à appréhender. Quatre ingénieurs reconnus, patrons de grandes entreprises employant de nombreux ingénieurs, nous donnent leur vision de cette profession.

Mohamed Bouighamedane, 52 ans, PDG de Team Partners, ingénieur diplômé de l’Institut supérieur de mécanique (Supméca, à Paris)

"Un ingénieur est formé pour disposer d’un pouvoir d’abstraction, de réflexion et d’expression structurée: il est capable d’analyser un problème complexe, d’imaginer des solutions, de prendre des décisions et de mettre en place un plan d’action pour le résoudre. Dans l’entreprise, ces qualités sont essentielles pour régler des problèmes de nature technologique, pour pouvoir faire face et s’adapter à toutes les situations, et à tous types de postes. Nos ingénieurs occupent des fonctions techniques, commerciales ou managériales. La force d’un ingénieur est sa polyvalence, son ouverture d’esprit, son relationnel et sa créativité qui vont l’aider à affronter un environnement en perpétuel mouvement."



Laurent Burelle, 59 ans, PDG de Plastic Omnium, ingénieur diplômé de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (Suisse)

"Un ingénieur en 2009 ou en 2010 doit, en plus de sa spécialité, s’intéresser au droit (propriété industrielle, dépôt de brevet, etc.), être sensible à l’éthique et à la gouvernance dans ses relations avec les fournisseurs, être capable de travailler dans une langue étrangère et dans une ambiance pluridisciplinaire. Aujourd’hui, il n’y a pas un projet qui n’ait pas un impact international et qui n’implique pas, en plus de l’ingénieur, des acheteurs, des designers et autres. Le droit et les langues ne sont pas encore suffisamment valorisés dans les écoles, même s’il y a eu des efforts réalisés. Or la différence ne se fait pas sur l’excellence technologique –les ingénieurs français ont tous un très bon niveau–, mais sur les capacités analytiques et la capacité à travailler en groupe dans des équipes projets."


Simon Azoulay, 56 ans, PDG et cofondateur d’Alten, ingénieur diplômé de l’Ecole supérieure d’électricité (Supélec, à Gif-sur-Yvette, Essonne)

"L’ingénieur est quelqu’un qui réussit à mettre en oeuvre un projet avec des composantes essentiellement technologiques. L’ingénieur français a toujours eu une formation polyvalente sur plusieurs technologies. Ils ont donc une très bonne vision systémique sur les projets. Mais depuis quelque temps, à la demande des industriels, on se rend compte que la vision de l’ingénieur se rapproche de celle des pays anglo-saxons, dans lesquels il est très spécialisé dans une seule technologie. C’est bien, mais il faut faire attention à ne pas aller trop loin et risquer de tomber dans l’écueil du technicien hyperspécialisé."

 
 

Didier Lombard, 67 ans, PDG de France Télécom, ingénieur diplômé de Polytechnique et Télécom Parist

"Dans mon appréhension des problèmes, je ne me limite pas aux équations financières. C’est mon âme d’ingénieur qui m’a conduit à lancer des produits innovants dont l’équation économique n’était pas forcément garantie. Nous avons pensé et senti que les clients pourraient en avoir envie. C’est sans doute une démarche d’ingénieur. Qu’est-ce qu’un “marketeur” sinon un ingénieur qui a mal tourné? Aujourd’hui, ce qui nous tue, c’est le principe de précaution. Il faut une culture du risque, qui est autant la culture de l’ingénieur que celle du marketeur."

 

 

 

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