Un impact négatif fort du coronavirus ne fait plus de doute

PARIS (Reuters) - Il ne fait plus aucun doute que le coronavirus aura un fort impact négatif sur l'environnement macroéconomique lors des prochains mois, la suite dépendant de l'étendue de la propagation de l'épidémie et de sa durée de vie, dit-on chez GAM Investments.
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Un impact négatif fort du coronavirus ne fait plus de doute
Il ne fait plus aucun doute que le coronavirus aura un fort impact négatif sur l'environnement macroéconomique lors des prochains mois, la suite dépendant de l'étendue de la propagation de l'épidémie et de sa durée de vie, dit-on chez GAM Investments. /Photo prise le 27 février 2020/REUTERS/Thomas Peter

"Il y aura un impact significatif sur la croissance chinoise au premier trimestre et sur l'activité du secteur manufacturier chinois également", a déclaré jeudi Mike Biggs, stratégiste macro et gérant spécialisé dans la dette émergente pour la société de gestion.

Les indices PMI officiels chinois, attendus pour samedi, devraient le confirmer avec un indice manufacturier pour le mois de février attendu à 38, soit en très forte contraction, a-t-il dit lors d'un point de presse à Paris.

En janvier, le PMI manufacturier chinois est ressorti à 50, juste à la limite entre expansion et contraction de l'activité.

Les indicateurs à venir devraient témoigner en outre du dérèglement des chaînes d'approvisionnement globales entraîné par le virus apparu en Chine, selon lui.

"Il faut s'attendre à des mauvais chiffres pendant au minimum deux mois", a-t-il dit.

La propagation du virus hors de Chine ces derniers jours a entraîné de fortes perturbations sur les marchés financiers, qui pourraient durer si le nombre de contaminations continue de grimper, estime le gérant.

Ce risque sanitaire imprévu bouleverse les prévisions des sociétés de gestion, qui misaient en début d'année sur un contexte favorable pour les actifs risqués avec un rebond modéré de la croissance, une inflation contenue et une posture accommodante de la part des grandes banques centrales.

Les instituts d'émission devraient une nouvelle fois faire preuve de réactivité et l'optimisme pourrait revenir sur les marchés, à la condition que l'épidémie ne dure pas trop longtemps, selon Mike Biggs.

"Tout dépendra de l'ampleur de la propagation et de la durée de l'épidémie", a-t-il dit. "Si c'est juste l'histoire du premier trimestre, ce ne sera pas la fin du monde."

(Patrick Vignal, édité par Blandine Hénault)

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