"Un gouvernement responsable ne peut pas justifier l’octroi de permis pétroliers"

Anne Valette, la chargée de campagne Energie-Climat pour Greenpeace, se réjouit de la décision de suspension des permis pétroliers guyanais prise le 13 juin. Elle encourage la ministre Nicole Bricq à aller plus loin.

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L'Usine Nouvelle - Comment jugez-vous la décision du gouvernement de suspendre l’attribution de permis d’exploration pétrolière à Shell en Guyane ?
Anne Valette - Nous l’accueillons favorablement. C’est une belle victoire d’étape pour la société civile et les associations guyanaises de protection de l’environnement. Nous souhaitons désormais que le gouvernement confirme l’abrogation des autres permis d’exploration pétrolière, y compris dans le cadre de recherche scientifique.

Le ministère justifie sa décision par la "remise à plat" du code minier français. Qu’en attendez-vous ?
Nous accueillons positivement la refonte du code minier, ainsi que la volonté générale de transparence du gouvernement. Le ministère de l'Energie diffuse désormais les permis pétroliers sur son site en toute transparence. Seule exception : cet outil ne précise pas s’il s’agit d’hydrocarbure de schiste ou non. Cela étant, nous attendons que le gouvernement stoppe définitivement les forages pétroliers non conventionnels, qu’il s’agisse de schiste ou d’offshore.

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Le ministère espérait pourtant que la manne financière du pétrole guyanais puisse financer la transition énergétique française. N’est-ce pas un argument valable ?
Un gouvernement responsable face au changement climatique ne peut pas justifier l’octroi de permis pétrolier sur le dos de la transition énergétique. Aujourd’hui, il n’est plus possible d’ouvrir de nouveaux champs d’hydrocarbures. Si le problème du gouvernement est réellement de trouver de l’argent, qu’il revienne sur les 6 milliards d’euros de niches fiscales anti-environnementales. Il pourrait ainsi taxer le kérosène qui est exempt de charge. Cela rapporterait un milliard d’euros.

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