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Un fonds d'investissement se porte acquéreur de Novell

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Le fonds Elliott Associates, déjà actionnaire de Novell, vient de proposer de racheter la totalité de ce groupe américain spécialisé dans la sécurité, la mise en conformité des systèmes d'information et les logiciels en open source. Les analystes craignent que le rachat entraîne une « vente par appartements » de l'éditeur.

Un fonds d'investissement se porte acquéreur de Novell

Maintes fois enterré, Novell est toujours vivant. L'éditeur américain, qui a connu son heure de gloire avec son système d'exploitation Netware, a enregistré 862 millions de dollars de chiffre d'affaires en 2009 (un chiffre en baisse de 9,9% par rapport à 2008) et 213 millions de dollars de pertes (contre 9 millions de dollars un an plus tôt). Après avoir racheté Suse en 2004 (éditeur allemand de l'une des principales distributions Linux), il est parvenu à accroître de 21% ses ventes sur ce créneau l'an dernier, à 149 millions de dollars. Mais ses ventes de logiciels collaboratifs ont dans le même temps dégringolé de 13%, à 319 millions de dollars, et celles de logiciels d'administration ont baissé de 6%, à 161 millions de dollars.

Pas de quoi rassurer les investisseurs. « Durant ces dernières années, le groupe a essayé de se diversifier en dehors de ses activités historiques via un certain nombre d'acquisitions et des changements d'orientations stratégiques qui ont en grande partie échoué », assène Elliott Associates dans une lettre publique au conseil d'administration de Novell. Pour remédier à cette situation, le fonds, qui détient déjà 8,5% du capital de Novell et déplore « une sous-performance » chronique du titre, propose de racheter l'ensemble de l'éditeur pour 5,75 dollars par action. Soit un montant global évalué à 2 milliards de dollars par la presse financière. Et une prime de 20% par rapport au cours de clôture de l'action Novell le 1er mars, d'après Elliott Associates.

Un concurrent utile

Quel serait l'impact de ce rachat s'il se concrétise ? « Novell apporte une saine émulation sur le marché de la conformité et de la gestion des identités », affirme Eric Domage, directeur études et conseil chez IDC, pour qui « la vente par appartements ou la disparition de Novell serait regrettable pour toute l'industrie, qui se consolide déjà à grande vitesse autour de quelques technologies ». En effet, « contrairement à ses grands concurrents, Novell est toujours resté agnostique par rapport aux systèmes d'exploitation et aux applications. Il est aussi resté très focalisé sur l'édition », explique l'analyste, en précisant qu'il « serait dommage d'assister aujourd'hui à une dilution de ce capital intellectuel ».

Reste que « Novell n'a jamais atteint la taille critique pour exister face à ses concurrents [HP, IBM, Oracle et CA], qui sont pour l'essentiel des monstres technologiques », poursuit Eric Domage. Autre difficulté : « Depuis le rachat de Suse, l'éditeur n'a pas eu de coup de génie susceptible de l'aider à gagner en visibilité ». 

Des handicaps qui expliquent sans doute pourquoi Novell s'est pour l'heure contenté de préciser qu'il évalue la proposition d'Elliott Associates avec ses conseils financiers. En l'absence d'un chevalier blanc, qui lui proposerait un montant supérieur, il lui sera difficile de s'opposer à un rachat.

 

ChristopheDutheil

 

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