Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Quotidien des Usines

Un financement public-privé pour moderniser le site historique du verrier Arc dans le Pas-de-Calais

, , ,

Publié le

Le spécialiste mondial des arts de la table Arc vient de conclure un plan de 120 millions d’euros pour financer d’importants investissements sur son site historique d’Arques (Pas-de-Calais).

Un financement public-privé pour moderniser le site historique du verrier Arc dans le Pas-de-Calais
Les dirigeants d’Arc ont officialisé le 25 mars 2019 la conclusion d’un accord portant sur le financement de 120 millions d’euros.
© D.R.

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

Après un accord trouvé sur l’organisation du travail avec l’ensemble des syndicats de salariés en janvier 2019, la direction du groupe Arc devait, en mars, convaincre actionnaires et partenaires de mettre la main au portefeuille pour finaliser la modernisation de son site historique d’Arques, près de Saint-Omer (Pas-de-Calais). C’est chose faite : les dirigeants d’Arc ont officialisé le 25 mars la conclusion d’un accord portant sur le financement de 120 millions d’euros du plan Synergie 2020 qui se traduira par des investissements dans la partie froide du site : conditionnement, logistique…

Ce financement public-privé s’appuie sur l’actionnaire majoritaire, Dick Cashin, pour environ 30 millions d’euros, des emprunts (Bpifrance, fonds souverains russes) pour environ 25 millions d’euros. Il s’appuie également sur des fonds publics, par le biais d’avances remboursables de l’État (16 millions d’euros), de la région Hauts-de-France (12 millions d'euros) et de la communauté d’agglomération du pays de Saint-Omer (2 millions d'euros). Le reste relève d’un effacement de dettes.

"Autonomie financière"

C’est une bouffée d’oxygène pour l’entreprise qui était confrontée à un effet de ciseau entre la hausse de ses ventes et un immense besoin de trésorerie. "Ce nouveau financement nous permettra d’arriver à une autonomie financière non seulement en France, mais au niveau du groupe dans les prochaines années", explique le directeur général du groupe, Nicholas Hodler, qui est aussi le gendre de l’actionnaire principal.

En jouant sur le non remplacement d’un retraité sur trois et sur le niveau de l’intérim, l’industriel compte aussi supprimer environ 700 emplois. Arc emploie sur ce site près de 5 500 personnes. Le site industriel a longtemps été le premier employeur privé du département. Il demeure la principale locomotive de l’activité économique du bassin de Saint-Omer.

Depuis 2015 et le passage de cette entreprise familiale dans le giron du fonds américain PHP, les gouvernements successifs se sont penchés sur son sort : Bruno Le Maire y était venu en mai 2017 pour son premier déplacement ministériel en région. Le 25 mars 2019, c’est la secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher qui a fait le déplacement pour se féliciter de l’accord obtenu sous l’égide du Comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri) après de quatre mois de négociations.

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle