Un-ex responsable de la sécurité de Lafarge en Syrie en examen

PARIS (Reuters) - Un ex-responsable de la sécurité de l'usine de Lafarge en Syrie a été mis en examen le 4 mai du chef de financement d'une entreprise terroriste et placé sous contrôle judiciaire, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

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Un-ex responsable de la sécurité de Lafarge en Syrie en examen
Un ex-responsable de la sécurité de l'usine de Lafarge en Syrie a été mis en examen le 4 mai du chef de financement d'une entreprise terroriste et placé sous contrôle judiciaire, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes

Selon Le Monde, qui a révélé l'information, ce ressortissant norvégien a été interpellé deux jours plus tôt lors d'une escale à l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, près de Paris.

C'est le huitième cadre ou ancien cadre du cimentier français mis en examen dans le cadre de cette enquête portant sur les conditions dans lesquelles l'entreprise a maintenu en activités son site de Jalabiya, en 2013-2014, en dépit de l'emprise du groupe Etat islamique (EI) sur la zone alentour.

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L'ex-PDG de Lafarge Bruno Lafont, son ex-directeur général adjoint opérations Christian Herrault, et l'ex-directeur général de LafargeHolcim Eric Olsen, notamment, ont été mis en examen dans ce dossier pour financement du terrorisme et mise en danger de la vie d'autrui.

Selon Le Monde, les enquêteurs cherchaient depuis plus d'un an à entendre Jacob Waerness, qui fut le gestionnaire de risque pour Lafarge en Syrie.

Ce consultant norvégien, qui ne travaille plus pour le groupe aujourd'hui, a déclaré à plusieurs reprises depuis 2016 que l'usine aurait dû fermer dès l'été 2013, quand Lafarge a eu vent de la présence de groupes djihadistes dans la région.

"Nous avons discuté, assez tôt en 2011, du fait que nous devrions partir si un groupe armé occupait les alentours de la cimenterie", a-t-il dit il y a un an, à Zurich, lors de la promotion d'un livre sur ses expériences.

Il a cependant souligné la difficulté à prendre une telle décision car, selon lui, une milice kurde et le gouvernement syrien voulaient tous deux que le site reste ouvert.

"Nous n'enfreignions aucune sanction. Nous étions une entreprise syrienne - il était de notre responsabilité de rester opérationnel", a-t-il ajouté.

Lafarge a été absorbé en 2015 par le suisse Holcim pour former le géant LafargeHolcim.

(Simon Carraud, édité par Henri-Pierre André)

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