L'Usine Energie

Un doute sur les robinets des centrales nucléaires

Astrid Gouzik ,

Publié le

Selon le réseau Sortir du Nucléaire, des documents internes auraient circulé chez EDF faisant état de doutes sur la résistance de l’acier des robinets des circuits primaires de refroidissement de 31 réacteurs.

Un doute sur les robinets des centrales nucléaires © ClicGauche - Wikipedia - C.C.

L’exploitant des centrales est catégorique. Après les révélations de Sortie du Nucléaire mercredi 2 mai, EDF a fermement démenti et assuré qu’il n’y avait "aucun risque". Pourtant selon l’ONG, le rapport évoquait "certains composants (robinets, clapets et vannes) du circuit primaire de 31 réacteurs de 900 MWe particulièrement sujets à l'usure due à la dégradation thermique des métaux et pourraient se rompre brutalement".

Il s’agit d’"échéances lointaines", argue EDF. Elles ne permettent de tirer "aucune conclusion" et doivent être complétées par "de nouvelles études".

Pourtant selon l’organisation, différents scénarii auraient été imaginés dans l’étude. En cas de "rupture brutale (...) sur certains robinets affectés par le vieillissement thermique", la conséquence serait "une perte importante de liquide de refroidissement primaire". "Même l'injection d'eau de secours ne pourrait pas compenser cette baisse du niveau d'eau dans la cuve du réacteur. Le coeur du réacteur ne serait plus suffisamment refroidi et commencerait à fondre", selon l'ONG.

Dans le pire des scénarios accidentels évoqués, "la rupture de la cuve surviendrait en moins de 90 minutes et le personnel de la centrale assisterait alors, impuissant, à un accident majeur avec risque de contamination massive et rapide de l'environnement", ajoutait Sortir du Nucléaire.

Et si le groupe électricien assure de la solidité des 118 robinets observés, une porte-parole concède tout de même : "la robinetterie est garantie sur les 40 années d'exploitation, et aujourd'hui, on n'est pas capable de dire si ces robinetteries seront capables de résister aux contraintes thermiques au-delà de ces 40 ans d'exploitation". "Les premières études menées ne permettent pas de le dire. C'est pourquoi nous allons mener en 2012-2013 de nouvelles études, pour voir si les robinetteries tiendraient au-delà", a-t-elle ajouté.

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1 commentaire

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04/05/2012 - 11h13 -

31 sur 58 réacteurs c'est plus de 53% donc proportion critique !
Il faut investiguer ASAP et communiquer les résultats aux français !
Que fait l'ASN à ce sujet?
Merci de nous dire
A+ Salutations Guydegif(91)
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