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Quotidien des Usines

Un deuxième site industriel pour Jeannette

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Publié le

Le fabricant de madeleines Jeannette s’installera en 2017 dans un nouveau site industriel à Colombelle (Calvados). Pour aménager et équiper ce nouveau bâtiment, Jeannette prévoit d’investir 2,5 millions d’euros. Une vingtaine d’embauches est prévue pour accompagner la croissance de l’entreprise.

Un deuxième site industriel pour Jeannette © Jeannette

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En partenariat avec Industrie Explorer

Nouvelle étape dans la renaissance du fabricant de madeleines Jeannette à Caen (Calvados) dont la liquidation judiciaire avait été prononcée le 18 décembre 2013 par le Tribunal de commerce de Caen. A l’étroit dans son modeste atelier de Démouville près de Caen, l’entreprise s’installera en 2017 dans un bâtiment de 3 200 m² à Colombelles près de Caen. Elle conservera son atelier de Démouville pour la production de madeleines sans gluten.

L’entreprise qui emploie aujourd’hui 24 salariés ne peut répondre à la demande, explique Georges Viana, repreneur de la marque Jeannette. "Nous recevons beaucoup de demandes émanant des épiceries fines, de la grande distribution, de groupes hôteliers, d’enseignes bio ; nous avons pu nous rendre compte de la notoriété de nos madeleine lors du salon Sial car nous avons eu beaucoup de visiteurs étrangers, notamment des Japonais alléchés par nos madeleines exotiques au yuzu !"

Partie de zéro telle une start-up, la biscuiterie Jeannette semble avoir trouvé son modèle économique avec un positionnement haut de gamme. Après avoir relancé la production en septembre 2015 dans son atelier de Démouville, elle en train de quitter son statut de "grosse pâtisserie" selon la formule de Georges Viana pour celui d’industriel à part entière. "Au début, nous produisions 600 kg de madeleines par jour ; l’acquisition d’un deuxième four va nous permettre de doubler notre capacité de production. Avec la nouvelle usine, notre capacité va monter à 5 tonnes par jour, notre objectif étant d’atteindre 3 tonnes par jour dans un premier temps".

Cette nouvelle usine devrait s’accompagner d’embauches. "Nous pensons recruter une vingtaine de salariés d’ici l’été 2017 pour être prêts au moment où l’usine sera opérationnelle".

Un financement participatif pour repartir de zéro

Pour partir de zéro - sans soutien bancaire - Georges Viana avait en effet opté pour le financement participatif. Gros succès. La première campagne avait consisté en du "don avec contrepartie" : des euros contre des madeleines ; elle avait attiré 2 000 contributeurs qui avait apporté 100 000 euros.

Au cours d’une deuxième campagne, Georges Viana avait proposé aux "fans" de Jeannette de devenir actionnaires de la nouvelle société. 300 000 euros avaient été ainsi levés. Un succès sans doute dû à la notoriété d’une vieille marque créée en 1850, au sérieux du projet du repreneur, au soutien d’un confrère et voisin normand "la Biscuiterie de l’Abbaye" et enfin à la ferveur populaire créée par la détermination des ex salariés ; les "Jeannette" avaient en effet relancé la fabrication de madeleines après la fermeture de leur entreprise et organisé la vente de leur "auto-production" sur le marché Saint-Sauveur et aux portes du stade d’Ornano.

La confiance retrouvée des partenaires financiers

Pour aménager et équiper ce nouveau bâtiment qu’elle exploitera en tant que locataire, Jeannette prévoit d’investir 2,5 millions d’euros. Si l’on en croit Georges Viana, la frilosité des banques n’est plus celle qu’elle était en 2015. "Les banques se sont rapprochées de nous après la relance de la marque". Elles sont prêtes à investir dans l’outil de production lui-même, indique Georges Viana.

L’entreprise a en outre des besoins de financement évalués à 2 millions d’euros ; pour cela, elle compte sur ses sept actionnaires principaux que sont la Biscuiterie de l’Abbaye et des proches de Georges Viana. Les actionnaires qui avaient investi en 2015 dans l’entreprise via des opérations de crowdfunding vont également être sollicités.

Ingrédients locaux et recettes exotiques

La nouvelle madeleine Jeannette n’a pas grand-chose à voir avec celle de 2013. C’est toujours un coquillage bombé, mais elle n’a plus l’allure d’un bateau ; elle s’est arrondie pour ressembler à la coquille Saint-Jacques, sa forme originelle. L’autre révolution est son positionnement. Fini le biscuit ordinaire. Voici la madeleine haut de gamme et chère. Le pari de Georges Viana est de jouer à la fois sur la tradition avec des matières premières locales travaillées de façon artisanale et sur l’innovation avec des recettes exotiques.

Le conditionnement est assuré en sous-traitance par un Esat, établissement qui emploie des personnes handicapées.

Claire Garnier

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