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L'Usine Aéro

Un Bombardier Q400 atterrit (une nouvelle fois) le nez dans le tarmac

Aurélie M'Bida , , ,

Publié le

Le 10 novembre, un Bombardier Q400 de la compagnie Flybe a atterri d'urgence à l'aéroport de Belfast, victime d'un probleme de train d'atterrissage avant. Ce n'est pas la première fois que cet appareil se retrouve le nez dans le tarmac. 

Un Bombardier Q400 atterrit (une nouvelle fois) le nez dans le tarmac
Un avion de type Q400 de Bombardier affrété par Flybe a été contraint d'atterrir en urgence vendredi 10 novembre.
© Capture Twitter

Le vol BE331 affrété par la compagnie anglaise Flybe vendredi 10 novembre dernier a dû se poser en urgence à l'aéroport de Belfast (Irlande), sans train d'atterrissage avant. L'appareil, un Bombardier Q400 (ex-Havilland Dash 8-400), avait décollé de l'aéroport de Belfast City en fin de matinée et devait se rendre à Inverness en Ecosse, rapporte The Guardian. Mais après avoir constaté un problème technique avec ses roues avant, il a dû faire demi-tour. L'avion s'est délesté de tout son carburant en volant au large des côtes irlandaises deux heures durant. Il a fini par se poser en urgence sur l'aéroport international en raison de la grande taille de sa piste, littéralement le nez au sol, entrainant la fermeture de l'aéroport. Plus de peur que de mal cela dit, puisque les 56 passagers et membres d'équipage sont ressortis sains et saufs.

 

 

Le train d'atterrissage avant semble a priori en cause. D'après une porte-parole de Flybe qui a confirmé l'incident sur Twitter : "Flybe peut confirmer qu'il y a eu un incident impliquant un de nos avions Bombardier Q-400, le vol BE331, qui a atterri sans équipement à l'avant (…)Notre principale préoccupation est le bien-être des passagers et de l'équipage", a-t-elle indiqué.

 

 

Un problème qui se réitère

L'incident pourrait sembler anodin, mais ce n'est pas une première pour ce modèle d'avion de Bombardier d'abord baptisé DH-8 puis Q400. En quatre années, on ne recense pas moins d'une demi-douzaine d'accidents similaires. Ainsi, en septembre 2016, l'Aviation Herald rapporte qu'un DH-8 de Bombardier affrété par Commutair a lui aussi atterri sur le nez alors qu'il ralliait Albany à Washington aux Etats-Unis.  "L'avion s'est immobilisé sur la piste sur ses deux trains principaux ainsi que sur le nez de l'avion. Les passagers ont rapidement été débarqué et dirigés vers le terminal, deux passagers ont été transportés à l'hôpital avec des blessures aux bras".


crédit :AvHerald/DR.

Quelques jours auparavant, le même journal faisait état d'un incident rigoureusement similaire. Un DH8-400 de la compagnie Air Baltic qui se rendait de Riga (Lettonie) à Zurich (Suisse) a dû effectuer un atterrissage d'urgence…sur le nez. Mettant également en cause les trains d'atterrissage avant.


AvHerald/DR.

En 2013 encore, un autre incident du genre entrait dans la liste. Avec un appareil de Croatia Airlines effectuant un vol de Zagreb (Croatie) vers Zurich. "L'équipage a rapporté qu'après avoir vérifié l'appareil, ils avaient relevé des indices de dangerosité du train-avant, celui-ci semblait être bloqué". Curieusement, c'est le train d'atterrissage principal qui a montré des signes de fragilité lors de l'atterrissage compliqué le 23 février dernier à l'aéroport d'Amsterdam Schiphol, d'un Bombardier Q400 de la compagnie Flybe en provenance d'Edimbourg. Une partie de son train d'atterrissage s'est effondré sous le choc.

Une répétition d'incidents qui n'a pas non plus échappée sur Twitter à certains observateurs

 

 

 

 

Contacté par L'Usine Nouvelle au sujet de cette série d'incidents avec les trains d'atterrissage de son appareil, Bombardier confirme que le Q400 est un avion sûr. "Les avions de Bombardier, comme le Q400, sont conçus pour être robustes et fiables, compte tenu des exigences de haut niveau des exploitants de lignes aériennes régionales. Nous respectons ou dépassons toutes les exigences de certification et de navigabilité internationale pour la catégorie des gros porteurs. Nous nous concentrons principalement sur la sécurité et sur la compréhension de cet incident, nous ne commenterons pas avant que les conclusions préliminaires ne soient rapportées", explique une porte-parole de l'avionneur.

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