Un Boeing 787-9 Dreamliner vole 19 heures sans escale pour un New York-Sydney, une première

Qantas lance son expérimentation des vols de 19 heures. Vendredi 18 octobre au soir, la compagnie aérienne australienne a fait décoller un B787-9 Dreamliner de New York. Destination Sydney, sans escale, pour une arrivée le matin du dimanche suivant. Il s'agit du plus long vol commercial de l'histoire. 

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Un Boeing 787-9 Dreamliner vole 19 heures sans escale pour un New York-Sydney, une première
Le Boeing 787 Dreamliner de Qantas lors de son arrivée à Sydney.

Un New York-Sydney sans escale en 19 heures, ça vous tente ? Qantas pense que oui. Vendredi 18 octobre au soir, la compagnie aérienne australienne a fait décoller des États-Unis un Boeing 787-9 Dreamliner. Après précisément 19 heures et 16 minutes dans les airs, l’appareil a atterri en Australie le matin du dimanche 20 octobre. Il s’agit désormais du plus long vol commercial sans escale de l’histoire.

ÉVÈNEMENT
ÉVÈNEMENT

Premier d’une série de trois vols expérimentaux de ce type prévus dans l’année, le QF7879 transportait un total de 49 personnes, principalement des membres d’équipage. Quatre pilotes se sont relayés pour le commander. Un poids en cabine réduit qui lui a permis de transporter les 101 tonnes de kérosène nécessaires aux 16 000 kilomètres du trajet. L’appareil pesait ainsi 233 tonnes à son décollage. Sa vitesse de croisière s’est établie à 930 km/h, à une altitude comprise entre 11 km et 12 km.

Des expérimentations à bord

Une série d’expérimentations a été menée à bord pour évaluer la santé et le bien-être des passagers. L’activité cérébrale, les niveaux de mélatonine et de vigilance des pilotes ont également été mesurés. Invités dès le départ à se caler sur l’heure de Sydney, tous ont été maintenus éveillés grâce à des exercices physiques, un éclairage de la cabine spécifique et des repas à base d’épices et de caféine. Au moment où le soleil s’est couché sur la ville australienne, un repas riche en glucides leur a été servi, tous les écrans ont été éteints et les lumières se sont tamisées, afin de favoriser l’endormissement. Les données récoltées aideront à déterminer la composition de l’équipage ainsi que les services et repas proposés pour ces futurs vols ultra long-courriers.

"Les vols de nuit commencent généralement par un dîner, puis les lumières s'éteignent. Pour ce vol, nous avons commencé par le déjeuner et avons gardé les lumières allumées pendant les six premières heures, pour correspondre à l'heure de notre destination. Cela a permis de réduire dès le départ les effets du décalage horaire", a détaillé dans un communiqué le PDG de Qantas Alan Joyce. "Notre service régulier New York-Sydney (QF12) a décollé trois heures avant le vol direct, mais ce dernier est arrivé quelques minutes avant le premier. Nous avons économisé un temps de trajet considérable en n'ayant pas à nous arrêter".

Les exigences des syndicats

"Nous sommes très satisfaits de la façon dont le vol s'est déroulé. Il est important de disposer des données nécessaires à évaluer la transformation de ce vol en un service régulier", a déclaré dans le même communiqué Sean Golding, le capitaine ayant dirigé l’opération. Dans un communiqué propre, l’Australian and International Pilots Association (AIPA), syndicat représentant les pilotes de Qantas, se demande si le repos durant le vol a été suffisant.

"Les ultra long-courriers vont éprouver les limites techniques des avions et la capacité des équipages à voler sur de longues périodes. Déjà concernée par des vols de ce type entre Perth (Australie) et Londres (Angleterre), l’AIPA surveille de près l’élaboration par Qantas d’un système d’essai et de gestion des risques liés à la fatigue (FRMS). Celui-ci devra s’assurer de la mise en place des meilleurs procédés pour assurer la sécurité des passagers, et ne doit pas seulement être une extension des pratiques déjà en place", demande l’AIPA.

Deux autres vols expérimentaux sont prévus : un Londres-Sydney en novembre et un autre New York-Sydney en décembre. Qantas promet que les émissions de CO2 de tous ces essais seront "entièrement compensés", sans donner plus de détails.

Crédits photos : James D Morgan/Qantas

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