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Un " big boss " pour l'énergie de VivendiUn autodidacte français d'origine, mais façonné par le business américain, prend la direction des activités de Vivendi dans l'énergie. Une rupture et un changement de rythme.

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Un " big boss " pour l'énergie de Vivendi

Un autodidacte français d'origine, mais façonné par le business américain, prend la direction des activités de Vivendi dans l'énergie. Une rupture et un changement de rythme.



Ni polytechnicien ni énarque. Pas même la moindre peau d'âne en poche. William Kriegel, 53 ans, qui va diriger les gros bataillons de surdoués du pôle énergie de Vivendi (25,3 milliards de francs), admet volontiers qu'il n'a pas fait de brillantes études. Il est en revanche le seul Français qui, parti il y a quatorze ans aux Etats-Unis avec un aller simple pour Los Angeles et des économies suffisantes pour vivre un an en Californie (mais pas plus), se trouve aujourd'hui à la tête de l'un des dix plus grands producteurs indépendants d'électricité américains. Et cette Sithe Energies, qu'il a fondée et qui exploite vingt-six centrales aux Etats-Unis, en Australie, en Chine et au Pakistan (806 millions de dollars de chiffre d'affaires), est devenue le point d'ancrage de Vivendi et de son associé japonais Marubeni de l'autre côté de l'Atlantique. Ses erreurs, ses échecs, ce natif de Neuilly, qui a depuis 1994 la nationalité américaine et vit depuis dix ans à New York, les reconnaît sans la moindre hésitation. Il parle " vrai ", sans s'embarrasser de formules convenues. Il aime, dit-il, " les valeurs simples et les lignes de business compréhensibles ". Il vénère " le professionnalisme, la rigueur et l'organisation qui ne tuent pas la créativité ". Parti avec l'ambition de réussir en Californie en vendant des microcentrales hydrauliques, il a galéré seul pendant de longues années à travers les labyrinthes de réglementations, les jeux politiciens ou les traquenards bancaires. " Mais, explique-t-il, j'étais un entrepreneur et pas un exportateur. Je désirais seulement utiliser les mêmes droits d'accès que les Américains. N'étant ni ingénieur ni financier, je n'apportais rien d'autre que ma volonté de m'intégrer dans ce système ouvert, mais pas facile, à mes risques et périls. " Le choix de l'Idaho - " l'Etat des patates ", donc de l'irrigation - comme terrain de prospection lui permet de signer ses premiers contrats. Puis l'achat d'une société à Boston lui apporte une équipe de trois " développeurs " venus du prestigieux MIT. Une nouvelle acquisition à San Diego lui donne l'expérience de la cogénération et ouvre de gros contrats avec la Navy. De cet apprentissage dans des environnements rudes, mais, précise-t-il, a priori non hostiles, il retient l'obligation de " travailler dur, de s'adapter, encore et toujours s'adapter ". Celle aussi de " partager en permanence ", autrement dit de mettre systématiquement en compétition tous ceux qui participent à un projet, avocats, consultants, banquiers. " Sans aucune déloyauté et en parfaite transparence. " Il tient à réunir ses équipes d'exploitants trois fois par an (sans compter la réunion de budget) pendant trois jours. Chacun est invité à s'exprimer sans papier pour être mieux écouté et pour mieux faire partager. " Je suis là pour soutenir, non pour critiquer, et moins encore pour condamner. " Il souhaite que chaque responsable d'unité s'engage dans des activités sociales, sportives, culturelles ou humanitaires de sa région. " Parce que nos usines d'électricité sont visibles, appartiennent au patrimoine local et contribuent à la vie collective. " Son grand hobby : des randonnées en Harley-Davidson à travers les Etats-Unis.

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